PANTAR
Après Timor et Alor, les deux premières îles de la Sonde que nous ayond visitées, nous nous sommes
dirigés, le 5 juillet, sur Pantar. Nous avons dû reprendre le détroit entre
Alor et Pantar et avons retrouvé les mêmes courants contraires, les mêmes tourbillons
et mascarets qu’à l’arrivée : toujours impressionnant ! En début
d’après-midi nous étions au mouillage de Baranusa, près de Blangmerang, sur la
côte nord de l’île de Pantar. Nous sommes allés à terre rapidement à terre pour nous renseigner sur l’escalade
du volcan Sirung pour le lendemain, mais nous avons appris qu’il était interdit
de s’y rendre, le volcan étant alors en phase éruptive. Pas étonnant au vu des
panaches de fumée qu’il projetait mais bien dommage !
Nous n’avons pas traîné à Pantar et
le 7 juillet nous avons mis les voiles sur l’île suivante ( nous allons
toujours vers l’ouest), Lembata, anciennement appelée Lomblen.
LEMBATA
A peine arrivés Ultréïa et
Badinguet sont allés dans le village devant le mouillage, Balaurin, et y ont
reçu un accueil chaleureux. Ils ont même été invités à prendre le thé dans une
famille. Nous, qui avions pris notre temps et n’y sommes allés que vers 16h,
avons eu une impression toute différente du village que nous avons trouvé assez
mort et très sale… A l'arrière-plan le volcan Levotola en activité ...
Le lendemain courte navigation toujours plus à l’ouest jusqu’à Adonara.
Sur le toit du marché (= pasar) au poisson (=ikan) |
![]() |
Pris depuis le haut du village |
Le lendemain courte navigation toujours plus à l’ouest jusqu’à Adonara.
ADONARA
Nous avons jeté l’ancre derrière l'atoll Krokol (près des récifs de Watu Peni) dans une eau turquoise d’une
grande limpidité. L’endroit est magnifique, aussi bien les récifs que l’atoll
proprement dit. C’est sur ce dernier que le soir nous allions
assister au coucher du soleil et prendre l’apéritif. Nous y dérangions pour quelque
temps des sternes qui y avaient élu domicile. En arrière-plan le volcan Ili Boleng
qui ne cessait de fumer …
YOVO devant le ... |
Farniente total sur ce mouillage
de rêve. Nous y sommes restés deux jours. Le 10 juillet départ pour Gedong sur
la côte nord de l’île de Flores.
FLORES
La côte nord de Flores est
particulièrement belle. D’abord constituée de plages étroites et de pentes
abruptes couvertes d’une végétation épaisse voire même de falaises elle
s’adoucit par la suite. Le déboisement assez intensif facilité par le terrain
plus accessible laisse alors voir la terre couleur beige rosé, très jolie sous
le soleil de l’après-midi. En arrière-plan des massifs montagneux où pointent
des volcans éteints ou actifs.
Quand les plages sont quasi inexistantes les villages sont installés sur les plateaux à l’arrière des pentes ou falaises et sont invisibles de la côte et il faut une grimpette d’une bonne demi-heure pour les découvrir.
Quand les plages sont quasi inexistantes les villages sont installés sur les plateaux à l’arrière des pentes ou falaises et sont invisibles de la côte et il faut une grimpette d’une bonne demi-heure pour les découvrir.
C’est le cas de Gedong, un village aux maisons
éparpillées parmi les bosquets de bananiers, fruits à pain, papayers… où nous sommes arrivés tout
mouillés de chaud ! Belle vue sur les trois bateaux dans la baie.
Dans le village deux femmes étaient en train de piler du riz pour en retirer le son et des adolescents jouaient à une sorte de baseball avec des battes et une balle home-made sous le regard intéressé des plus petits… quand ils ne regardaient pas les visiteurs !
Dans le village deux femmes étaient en train de piler du riz pour en retirer le son et des adolescents jouaient à une sorte de baseball avec des battes et une balle home-made sous le regard intéressé des plus petits… quand ils ne regardaient pas les visiteurs !
Quand nous sommes redescendus une
grande pirogue à moteur venait d’arriver chargée de provisions et les femmes
aidaient à leur déchargement avant de les acheminer sur leur tête jusqu’au
village.
Nous avons quitté Gedong le
lendemain matin 11 juillet avec une mer très calme mais pas question de
relâcher l’attention : d’innombrables pirogues sillonnent les côtes des
îles indonésiennes !
Les deux escales suivantes, la
première à l’îlot Besar, l’autre à Nangarujong n’avaient d’intérêt que celui de
nous éviter de naviguer de nuit.
La côte de Flores a continué de nous émerveiller : c’est une succession de volcans aux formes parfaites qui se dessine à l’horizon.
Ultréïa sous voile devant Florès |
Après 40 milles d’une navigation
à la voile, une fois n’est pas coutume, nous sommes parvenus au mouillage très
protégé de Monkey Beach ou Wolowato. Les cartes Maxsea n’étaient pas justes, heureusement que
l’eau était très claire et que le soleil était au zénith ainsi nous avons vu
parfaitement le récif et les patates de corail.
Nicolas de Badinguet est monté tout en haut d’une des collines qui dominent le mouillage et a pris de superbes photos des lieux et de nos trois bateaux.
Nicolas de Badinguet est monté tout en haut d’une des collines qui dominent le mouillage et a pris de superbes photos des lieux et de nos trois bateaux.
UltréIa et Yovo à Monkey Bay |
Le lendemain, 14 juillet, nous avons
hissé le grand pavois.
Nous ne sommes pas restés dans ce mouillage qui était très beau mais désert et surtout trop éloigné des sources d’information : nous voulions nous renseigner sur les moyens d’aller au volcan Kelimutu. Après coup nous avons regretté de n’être pas allés dans le petit village proche du mouillage : nous avons lu dans le blog d’autres navigateurs que les gens y étaient très accueillants… Tant pis pour nous !
Nous ne sommes pas restés dans ce mouillage qui était très beau mais désert et surtout trop éloigné des sources d’information : nous voulions nous renseigner sur les moyens d’aller au volcan Kelimutu. Après coup nous avons regretté de n’être pas allés dans le petit village proche du mouillage : nous avons lu dans le blog d’autres navigateurs que les gens y étaient très accueillants… Tant pis pour nous !
Nous sommes revenus sur nos pas
de trois milles et avons mouillé devant Riung. Le village s’étire le long
d’une route. Au début ce ne sont que des maisons de bois sur pilotis en plus ou moins bon état devant lesquels
sont plantées des paraboles ! C’est pour le moins étonnant ! Plus loin
les maisons s’espacent, deviennent plus cossues et font place à des jardins et cocoteraies.
Les deux François sont allés
faire le plein de gasoil des trois bateaux avec des bidons. Ils sont revenus près de deux heures plus tard hilares et nous ont raconté comment
les pompistes du coin procèdent : le gros du gasoil est stocké dans une
grande cuve en hauteur et ils en remplissent une autre, plus petite et en
contrebas, pour servir leurs clients à l’aide d’un entonnoir et d’une petiteboîte
métallique !!
Pascale et Nicolas de Badinguet
et Geneviève sont allés voir, sur une île voisine, les milliers de très grosses
chauve-souris que l’on voit nous survoler tous les soirs et ont ramené les très
belles photos que voici.
Le lendemain nous sommes partis tous
les six en voiture de location avec chauffeur pour le volcan de Kelimutu. En
chemin nous nous sommes arrêtés à la « plage des galets bleus ». Ce sont des galets plats pour un bon nombre, genre galets pour faire des ricochets, effectivement assez jolis, qui sont ramassés, triés selon leur couleur et leur taille et vendus à des entreprises de construction ou des décorateurs.
Tout près de cette plage ...
Tout près de cette plage ...
Un peu avant d’arriver à Moni où
nous avions prévu de passer la nuit nous
avons vu de jolies rizières en terrasses.
A Moni, n’ayant pas réservé, nous
avons dû coucher dans trois hôtels différents aussi médiocres l’un que
l’autre ! Nous sommes partis de Moni à 4h30 du matin dans l’espoir
d’assister au lever du soleil sur le volcan. Malheureusement le ciel est resté
couvert les deux heures que nous y avons passé. Nous étions à plus de 1700m
d’altitude et il y faisait froid : des gens y vendaient du café, du thé,
des biscuits et des bolinos, tous bienvenus. De nous six je suis la seule à
aimer le café local, une sorte de café turque. Il y avait beaucoup de
touristes : ce volcan est en effet célèbre pour ses trois cratères dont
les fonds contiennent des lacs qui changent de couleur au fil du temps sans que
les scientifiques en aient encore trouvé la raison. Ils peuvent être blancs,
verts, bleus, jaunes, oranges ou noirs. Quand nous y étions l’un était noir,
les deux autres bleu turquoise, l’un d’un bleu plus soutenu que l’autre.
L’autre attraction du site sont de petits singes, des macaques de Bali (comme Gogo, le singe des Bost pour ceux qui l’ont connu) qui arrivent en bandes attirés par les cacahuètes que leur achètent les touristes. Les petits vendeurs se méfient d’eux et les chassent dès qu’ils dépassent un certain nombre car il leur est déjà arrivé de se faire voler leur marchandise !
L’autre attraction du site sont de petits singes, des macaques de Bali (comme Gogo, le singe des Bost pour ceux qui l’ont connu) qui arrivent en bandes attirés par les cacahuètes que leur achètent les touristes. Les petits vendeurs se méfient d’eux et les chassent dès qu’ils dépassent un certain nombre car il leur est déjà arrivé de se faire voler leur marchandise !
Il ne faisait vraiment pas chaud et les locaux étaient emmitouflés dans leurs paréos cousus de façon à former une sorte de tube |
Au retour nous nous sommes
arrêtés devant de petits étals chargés de très beaux fruits et légumes au bord
de la route.
Sur le chemin du retour aussi ...
Deux jours plus tard, le 19 juillet, nous avons repris la mer toujours en direction de l’ouest. Après une nuit dans un mouillage près du cap Toro nous avons poursuivi jusqu’à Labuanbajo, sur la côte ouest de Flores. Pascale et Nicolas de Badinguet nous ont alors quittés pour aller au plus vite à Rinca et Komodo : des amis les attendaient à Bali.
Tous ne voyageaient pas aussi confortablement que nous! |
Deux jours plus tard, le 19 juillet, nous avons repris la mer toujours en direction de l’ouest. Après une nuit dans un mouillage près du cap Toro nous avons poursuivi jusqu’à Labuanbajo, sur la côte ouest de Flores. Pascale et Nicolas de Badinguet nous ont alors quittés pour aller au plus vite à Rinca et Komodo : des amis les attendaient à Bali.
Après être allés voir plusieurs
mouillages cités par nos différents guides nous avons fini par mouiller devant
un hôtel à un quart d’heure à pied de la ville. Le site de Labuanbajo est
magnifique et entouré d’îles.
De beaux bateaux mouillaient près de nous dans l’attente de touristes mais la saison se terminait et leurs équipages y étaient surtout occupés à les nettoyer et à les repeindre.
Labuanbajo est une ville-rue animée qui s'étire le long de la baie.
La plupart des petits restaurants donnent sur le port et les multiples embarcations de toutes tailles qui y mouillaient.
De beaux bateaux mouillaient près de nous dans l’attente de touristes mais la saison se terminait et leurs équipages y étaient surtout occupés à les nettoyer et à les repeindre.
Labuanbajo est une ville-rue animée qui s'étire le long de la baie.
La plupart des petits restaurants donnent sur le port et les multiples embarcations de toutes tailles qui y mouillaient.
Geneviève et moi avons décidé
d’aller seules à Cancar près de Ruteng voir les rizières en toiles d’araignée,
nos hommes refusant de faire à nouveau quelques dizaines de kilomètres sur des
routes à moitié défoncées. La voiture (avec chauffeur) que nous avons louée
était très confortable et climatisée et la route empruntée était aussi bien
meilleure que toutes celles prises ces dernières semaines. Nous nous sommes
rapidement trouvés en altitude et avons commencé à voir des caféiers tout le
long de la route. Beaucoup étaient en fleurs et des baies séchaient aussi sur
des toiles étendues sur le sol devant les maisons : c’est l’activité
principale de la région.
Après un plateau tapissé de
rizières plus ou moins asséchées et une nouvelle chaine de montagnes nous
sommes arrivés à Cancar. Notre guide ne savaient pas où elles se trouvaient et
une photo dans le guide de Geneviève nous a été très utile pour nous y faire
conduire. Elles sont uniques en Indonésie paraît-il et très spectaculaires.
A trois kilomètres de là, la
ville de Ruteng elle-même présente peu d’intérêt si ce n’est deux maisons
traditionnelles, vestiges de son passé.
Sur le chemin du retour nous avons vu des figurines semblables sur le toit de certaines maisons habitées.
Au retour nous nous sommes arrêtés à plusieurs reprises pour photographier des maisons qui avaient retenu notre attention à l’aller : leurs murs recouverts de lanières de bambou tressé de deux couleurs différentes étaient très jolis !
Comme nous étions à Labuanbajo un peu avant le coucher de soleil notre guide nous a emmenées l’admirer depuis une hauteur au nord de la ville. La vue sur la baie était magnifique.
Sur le chemin du retour nous avons vu des figurines semblables sur le toit de certaines maisons habitées.
Au retour nous nous sommes arrêtés à plusieurs reprises pour photographier des maisons qui avaient retenu notre attention à l’aller : leurs murs recouverts de lanières de bambou tressé de deux couleurs différentes étaient très jolis !
Comme nous étions à Labuanbajo un peu avant le coucher de soleil notre guide nous a emmenées l’admirer depuis une hauteur au nord de la ville. La vue sur la baie était magnifique.
Deux jours plus tard nous avons
quitté Labuanbajo et donc Flores pour
aller à Rinca et Komodo, deux petites îles toutes proches où l’on allait voir
les célèbres dragons.
Prochain article : Rinca et Komodo, Sulawesi, Lomboc, les îles Gili et Bali