(du 14 avril au 31 mai 2012)
Après notre virée en voiture dans
le Sud-Est de l’Australie nous avons eu une semaine pour finir de préparer le
bateau, faire l’avitaillement et dire au revoir aux amis que nous nous étions
faits à Scarborough, en particulier à Robin et Serge TESTA. Serge détient
depuis Mai 1987 le record mondial du tour du monde (Brisbane-Brisbane) en
solitaire sur le plus petit voilier, 12 pieds ( 3m60 ). Nous avions
rencontré Serge lors de son escale à la Réunion à l’époque où nous y habitions.
Tout le petit monde des voileux de Saint PierreSon voilier, qui est maintenant au musée de Brisbane, s’appelle ACROHC : la mère de Serge, pour parler de son voilier à l’époque où il était en train de construire, disait toujours (dans son dialecte italien) « tu acrohc », ton truc, ton machin ! Nous vous recommandons la lecture de son livre 500 days around the world on a 12 foot yacht. Il existe aussi en français Le tour du monde sur un bateau de 12 pieds. Si vous êtes intéressés, Serge a un site www.acrohc.com
Parmi les réjouissances avant
départ il y a eu un BBQ organisé par BEPCI où nous avons fait la connaissance
d’amis de Robin et Serge, Anita et Pierre; elle suisse et lui français, qui vendent des bateaux à ScarboroughTout le petit monde des voileux de Saint PierreSon voilier, qui est maintenant au musée de Brisbane, s’appelle ACROHC : la mère de Serge, pour parler de son voilier à l’époque où il était en train de construire, disait toujours (dans son dialecte italien) « tu acrohc », ton truc, ton machin ! Nous vous recommandons la lecture de son livre 500 days around the world on a 12 foot yacht. Il existe aussi en français Le tour du monde sur un bateau de 12 pieds. Si vous êtes intéressés, Serge a un site www.acrohc.com
un dîner chez Robin et Serge,
![]() |
Serge et Robin TESTA |
un dîner sur Yovo,
et un déjeuner de Pâques sur
Ultréïa suivi d’une séance d’entraînement au boomerang. Nous en avions chacun
acheté un pour nos petits-enfants ! Pas évident de le faire revenir mais
au bout d’une heure nous y sommes quand même arrivés, enfin à peu près…
La Grande Barrière de Corail est
classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Elle s’étend de Bundaberg, au sud,
au Cap York, au nord et se voit, paraît-il, de la lune. Nous en avons fait
toute la remontée avec nos amis Geneviève et François d’ ULTREIA et quelques
trajets avec Soizick et Gérard de BEPCI et Pascale et Nicolas de BADINGUET.
Nous n’avons rencontré aucun autre bateau, la remontée se faisant en général un
peu plus tard dans l’année. Mais nous tenions à quitter Darwin et à être en
Indonésie bien avant les 120 bateaux du Rallye Sailindonesia.
Le 14 avril 2012 nous quittions
donc Scarborough. Premier arrêt le soir même devant les falaises de Laguna
Bay, juste avant la barre au sud du
chenal de Fraser Island, afin d’y attendre de bonnes conditions de marée et de
courants pour passer cette barre sans encombre.
Les vagues levées par le courant étaient très impressionnantes mais tout s’est bien passé.
Mouillage le deuxième soir à Snout
Point sur Fraser Island où nous avons été gratifiés d’un beau coucher de
soleil.
Notre logiciel de navigation Maxsea
étant quasi inexistant pour la zone de Fraser Island nous avons suivi de près
Ultréïa équipé d’un Navionics nettement supérieur.
Arrivés le soir même à Kingfisher Resort nous y sommes restés deux jours.
Nous espérions pouvoir visiter l’intérieur de l’île en utilisant les infrastructures de l’hôtel. Impossible, elles sont strictement réservées aux clients. Nous nous sommes donc contentés de balades à pied et pique-niques dans les environs.
Première rencontre avec l‘iguane local, un bon mètre de long, brun vert tacheté de jaune.
Arrivés le soir même à Kingfisher Resort nous y sommes restés deux jours.
Nous espérions pouvoir visiter l’intérieur de l’île en utilisant les infrastructures de l’hôtel. Impossible, elles sont strictement réservées aux clients. Nous nous sommes donc contentés de balades à pied et pique-niques dans les environs.
Première rencontre avec l‘iguane local, un bon mètre de long, brun vert tacheté de jaune.
Nous espérions voir les dingos
annoncés par un panneau, nous les avons cherchés en vain !
Vu de très belles écorces
d’arbres. Une escale un peu décevant donc mais reposante.
Le 18 avril nous sommes repartis
pour Bundaberg où nous avions fait
nos formalités d’entrée en Australie en novembre 2011. Le temps d’acheter un
peu de frais et le lendemain-même nous avons repris la mer pour une navigation
de quatre jours. Destination, les célèbres îles Whitsunday, « le »
joyau de la Barrière de Corail. Une traversée sans histoire, avec beau temps et
mer plate, pas ou peu de vent donc beaucoup de moteur, la « risée
Perkins » comme disent les navigateurs, nous offrant à nouveau de beaux
couchers de soleil.
L’archipel des Whitsunday, comme
toutes les îles où nous nous sommes arrêtés par la suite, se trouve entre la
côte australienne et le tombant de la Grande Barrière distant de 60kms. Ce sont
des îles continentales, en fait les sommets de montagnes immergées, bordées de
récifs frangeants colorés. Il y a plus de 90 îles, la plupart inhabitées. Ce
sont presque toutes des parcs nationaux très protégés. Nous n’en avons visité
que quelques-unes. Nous avons commencé par celle qui donne son nom à l’archipel,
Whitsunday Island.
Quelques vues de la côte...
Quelques vues de la côte...
Arrivée sur l'île de Whitsunday...
Nous avons fait un premier mouillage dans la baie de Whitehaven.
Nous y avons retrouvé avec plaisir Pascale et Nicolas de BADINGUET ( Pascale, à gauche)
Sur la plage, immense, une surprise : le
sable crisse sous les pas de façon étonnante ! Et chacun d’essayer, avec
les chaussures, sans les chaussures, en courant, sans courir…, toujours ce même
crissement ! Nous n’avons retrouvé cela sur aucune autre île…
Autre petite merveille de la nature : les crabes minuscules qui habitent ces plages creusent des galeries en rejetant le sable sous forme de petites boulettes absolument parfaites. La plage en était couverte.
Balade jusqu’en haut de l’île d’où l’on a une vue panoramique sur toutes les îles environnantes.
Quelques jolies plantes
rencontrées en chemin.
Le lendemain, cap sur Tongue
Point, à deux, trois milles de là, toujours sur la même île.
En route vers Tongue Bay...
Tout en haut du petit cap, de l’autre côté du mouillage, nous attendait un spectacle époustouflant de beauté que la mer en évoluant au gré des marées fait varier à l’infini. Nous y sommes restés deux bonnes heures !
En route vers Tongue Bay...
Tout en haut du petit cap, de l’autre côté du mouillage, nous attendait un spectacle époustouflant de beauté que la mer en évoluant au gré des marées fait varier à l’infini. Nous y sommes restés deux bonnes heures !
Et une dernière fois avant de partir...
![]() |
Toute la bande de gauche à droite : BEPCI, BADINGUET, YOVO et ULTREIA ( Geneviève prend la photo) |
Trois, quatre milles plus au nord
l’île de Hook où nous avons fait
deux mouillages, l’un au sud, Nara Inlet, un joli fjord au fond
duquel nous avons fini par trouver, avec bien du mal, les peintures rupestres aborigènes annoncées dans les
guides, bien décevantes par ailleurs ; l’autre, au nord, Butterfly
Bay, où nous nous sommes arrêtés après l’escale à Airlie Beach.
Nara Inlet |
Nous y avons eu la visite de Cacatoes blancs très drôles alors que nous étions sur BEPCI...
Butterfly Bay...
La dernière île des Whitsunday
que nous aurons visitée est South Molle
Island. Mouillage à Bauer Bay, tout au nord, point de
départ de sentiers de découverte. Nous n’y avons pas vu plus d’oiseaux
qu’ailleurs, contrairement à ce qu’annonçait Lonely Planet, mais les points de
vue du haut de l’île sont superbes et nous n’avons pas regretté cette escale.
Les seuls oiseaux que nous y ayons vus sont une sorte de grands échassiers au
regard d’aigle qui semblaient régner en maître sur l’hôtel abandonné installé un
temps sur l’île. Si nos amis ornithologues peuvent nous trouver son nom…
Notre ami Lucien ANCELIN de Bar sur Seine, ornithologue amateur néanmoins très compétent, nous dit que cet oiseau est un "oédichnème bridé" |
Peut-être vous étonnez-vous que je ne parle pas de baignade ou de snorkeling. Il faut savoir qu’en Australie il n’est pas recommandé de se baigner sur cette côte entre novembre et juin à cause des redoutées « box-jellyfish » ou méduses-boîtes, des méduses de petite taille quasi invisibles dont les filaments peuvent atteindre deux mètres et qui provoquent une mort rapide ou, si l’on en réchappe, des douleurs les plus atroces qui soient. Les clubs de plongée vendent ou louent des tenues légères couvrant entièrement le corps qui permettent de se baigner sans courir ce risque. D’autre part la Barrière de Corail est infestée de requins et surtout de crocodiles d’eau douce et d’eau de mer. Des panneaux mettent en garde les touristes sur toutes les plages. Enfin et surtout l’eau était assez trouble à l’époque où nous y étions, hormis à Lizard Island. Tous ces éléments ont fait que nous nous sommes peu baignés et alors seulement arnachés comme pour une plongée bouteille et que de ce point de vue la Grande Barrière nous a un peu déçus.
Après quatre jours dans l’archipel des Whitsunday nous sommes allés mouiller tout près de là sur la côte devant Airlie Beach, une station estivale d’où partent les excursions vers les îles et où affluent les touristes. Nous avons fait un peu d’avitaillement. C’était la première fois que nous voyions une de ces immenses et belles piscines et parcs tout à la fois, à la disposition gratuite des habitants des villes de la côte pour pallier l’impossibilité de se baigner sur les plages pour les raisons énoncées ci-dessus.
Départ de Airlie Beach le 28
avril. Escale d’une nuit à Butterfly Bay au nord de Hook Island, histoire de n’avoir qu’un
jour et une nuit de navigation avant d’atteindre Magnetic Island, autre pôle d’attraction de la Grande Barrière. Beau
temps et un peu plus de vent pour cette courte traversée.
Magnetic Island est en vue...
Nous avons jeté l’ancre à Horseshoe
Bay ( Baie du Fer à Cheval ) au nord-est de Magnetic Island, une vaste
baie au sable orangé le long de laquelle s’étire un petit village avec quelques
boutiques, un ou deux bars, un restaurant…
Sous les arbres des douches, des abris équipés de tables et bancs et des barbecues ( nettoyés tous les jours par la municipalité !) sont à la disposition des touristes. Sur la plage un grand appareil fait d’énormes boudins flottants et de filets délimite une zone de baignade protégée des méduses-boîtes, crocodiles et autres requins.
Sous les arbres des douches, des abris équipés de tables et bancs et des barbecues ( nettoyés tous les jours par la municipalité !) sont à la disposition des touristes. Sur la plage un grand appareil fait d’énormes boudins flottants et de filets délimite une zone de baignade protégée des méduses-boîtes, crocodiles et autres requins.
Tous les villages de la côte Est de l’île, la
seule habitée, sont reliés entre eux par des cars qui passent assez fréquemment
et permettent de se rendre dans les plus
jolies parties de l’île.
A pied car assez proches de
Horseshoe bay nous sommes allés à Balding Bay
et aux Forts de Radical Bay. Pendant la Seconde Guerre Mondiale ces forts devaient servir à protéger d’une attaque navale Townsville à deux milles de là sur la côte australienne, qui était une base de ravitaillement pour la région Pacifique. On y a de nos jours de superbes panoramas et on peut y rencontrer des koalas ou du moins « le » koala qui y a élu domicile.
Effectivement nous l’avons vu installé sur la fourche d’un petit arbre aux abords du chemin menant aux forts. L’île serait la plus grande réserve de koalas du Queensland… En ce qui nous concerne ce fut bien le seul qui nous y avons vu ! Pas vu de wallabys non plus, ni de chauve-souris, ni d’opossums !
et aux Forts de Radical Bay. Pendant la Seconde Guerre Mondiale ces forts devaient servir à protéger d’une attaque navale Townsville à deux milles de là sur la côte australienne, qui était une base de ravitaillement pour la région Pacifique. On y a de nos jours de superbes panoramas et on peut y rencontrer des koalas ou du moins « le » koala qui y a élu domicile.
Effectivement nous l’avons vu installé sur la fourche d’un petit arbre aux abords du chemin menant aux forts. L’île serait la plus grande réserve de koalas du Queensland… En ce qui nous concerne ce fut bien le seul qui nous y avons vu ! Pas vu de wallabys non plus, ni de chauve-souris, ni d’opossums !
Autre jolie balade jusqu’à Nelly
Bay. De beaux spécimens de « grass-trees », ces arbres-herbes qui ne
poussent que d’un à deux centimètres par an mais qui peuvent vivre jusqu’à 600
ans !
Nous étions accompagnés par Audrey, une jeune française que Geneviève et François avaient rencontrée quelques temps auparavant à Scarborough où elle venait, la mort dans l’âme, de vendre son bateau, un Ovni de 37 pieds avec lequel elle avait rallié l'Australie depuis la France en passant par les canaux de Patagonie.
Avec l’annexe nous avons longé
toute la côte nord de l’île : joli paysage de falaises en voie de
désintégration, amas de gros blocs arrondis par la mer et le vent qui nous ont
rappelé les îles Seychelles.
Nous avons passé finalement quatre
jours très agréables à Magnetic Island où nous avons de plus pu refaire
l’avitaillement dans le supermarché très bien achalandé de l’île. Dernière
chose : ce nom de « Magnetic » lui fut donné en 1770 par le
Capitaine Cook qui y avait constaté une anomalie magnétique dans son compas.
Avant le départ un BBQ pour profiter des superbes installations de la plage...
Avant le départ un BBQ pour profiter des superbes installations de la plage...
Le 4 mai nous repartions pour Pencil
Bay sur Great Palm Island puis
le 5 pour Richard’s Cape sur Hinchinbrook
Island.
En arrivant à Hinchinbrook Island nous avions vu , depuis la mer, un très joli hôtel dans la verdure et nous nous réjouissions à l’idée d’un apéritif voire d’un dîner à sa terrasse et à peine arrivés de descendre les annexes pour nous y rendre. Très rapidement nous nous sommes rendu compte que l’hôtel était totalement abandonné, avec tout le matériel nécessaire à ce genre d’établissement, canapés, fauteuils, literie, lave-vaisselle, lave-linge, machines à café, vaisselle, etc.... C’était assez bizarre… et désolant aussi car du temps de sa splendeur, six ans auparavant d’après ce que nous avons pu déduire, cet hôtel devait être extraordinaire avec ses bungalows installés entre les rochers à l’ombre d’arbres magnifiques et sa plage privée donnant sur un beau massif corallien. Que s’est-il passé ? Un mystère à éclaircir…
Un "thonine" ou " little tunny", pas aussi bon qu el thon mais meilleur que la bonite |
En arrivant à Hinchinbrook Island nous avions vu , depuis la mer, un très joli hôtel dans la verdure et nous nous réjouissions à l’idée d’un apéritif voire d’un dîner à sa terrasse et à peine arrivés de descendre les annexes pour nous y rendre. Très rapidement nous nous sommes rendu compte que l’hôtel était totalement abandonné, avec tout le matériel nécessaire à ce genre d’établissement, canapés, fauteuils, literie, lave-vaisselle, lave-linge, machines à café, vaisselle, etc.... C’était assez bizarre… et désolant aussi car du temps de sa splendeur, six ans auparavant d’après ce que nous avons pu déduire, cet hôtel devait être extraordinaire avec ses bungalows installés entre les rochers à l’ombre d’arbres magnifiques et sa plage privée donnant sur un beau massif corallien. Que s’est-il passé ? Un mystère à éclaircir…
Le lendemain nous repartions pour
un dernier mouillage, joli mais très rouleur, entre les îles Kent et Jessy
avant de mettre le cap sur Cairns où nous sommes restés 3 jours, très exactement du 7 au 11 mai. C’est là nous avons fêté le succès de Hollande au champagne… australien, c’est tout ce que nous avons trouvé d’abordable ! Pas si mauvais d’ailleurs !
avant de mettre le cap sur Cairns où nous sommes restés 3 jours, très exactement du 7 au 11 mai. C’est là nous avons fêté le succès de Hollande au champagne… australien, c’est tout ce que nous avons trouvé d’abordable ! Pas si mauvais d’ailleurs !
Comme à Airlie Beach il y avait en plein centre-ville une magnifique piscine-plage à la disposition de la population.
Comme dans toutes les villes de la côte BBQs, tables et bancs à la disposition des habitants |
C’est à Cairns que nous avons vraiment commencé à croiser des aborigènes. Il y en aurait trois catégories, ceux que se sont intégrés et qui de temps en temps pour le plaisir, le week-end par exemple, retourneraient goûter à la vie dans le bush ; ceux qui vivent de manière plus ou moins traditionnelle dans le bush ou dans des missions et ceux qui traînent dans les rues des grandes villes, oisifs, bruyants, complètement en marge de la population, semblant ne pas du tout voir les blancs qui sont autour d’eux. C’est comme si pour eux nous étions totalement transparents, inexistants. Jamais nous n’avons pu leur parler, les regarder en face, leur faire passer un quelconque message. Nous en avons ressenti un très grand malaise. J'avoue que je n'ai pas eu le coeur de les prendre en photo...
Le prix pour une seule plongée
double depuis Cairns était élevé, le ciel était assez couvert et la mer
agitée : nous avons repoussé l’idée de plonger depuis là. En revanche, ce
qu’ont fait nos enfants Manon et Charles, cela ne revient pas cher si l’on
prend un forfait, par exemple 20 plongées/hébergement sur le
bateau/repas/boissons sur cinq jours.
Le 11 nous levions l’ancre pour
un autre lieu célèbre de la Grande Barrière, Lizard Island où l’on nous avait conseillé d’aller pour faire du
snorkeling sur la Barrière. Nicolas nous a emmenés au plus près du
tombant sur son Supermaramu Badinguet. Nous avons bien vu des récifs qui auraient pu être
intéressants mais les vagues étaient telles qu’aucun d’entre nous n’a eu envie
de nous y aventurer !
Nous avons donc fait demi-tour et avons visité à la place le joli îlot d’Eagle tout proche.
Nous sommes restés cinq jours à Lizard Island attendant une accalmie pour continuer notre périple vers le nord. Nous nous sommes reposés, avons fait plusieurs promenades sur l’île dont une à Cook's Lookout... d'où le Capitaine Cook avait cherché un passage pour sortir de la Barrière de Corail...
nous avons fait du snorkeling et avons revu ces incroyables bénitiers de un mètre de large et un mètre cinquante de long,
nous avons pris des apéros à bord de l’un ou l’autre bateau...
Sur les sentiers de découverte de l’île des panneaux donnaient des renseignements sur la flore et la faune de l’île et leur utilisation ou leur importance pour le clan aborigène local, les Dingaal. Les australiens ont tout fait pour détruire la culture aborigène, et y ont réussi à 95%, néanmoins partout ils rappellent leur existence et s’émerveillent de leur capacité d’adaptation à leur milieu. Hypocrisie ? Réel souci de préserver et de faire connaître le peu qui reste ?
récif à quelques centaines de mètres du tombant sur lequel nous aurions pu faire du snorkeling par temps plus calme |
Nous avons donc fait demi-tour et avons visité à la place le joli îlot d’Eagle tout proche.
Côte sous le vent |
Côte au vent |
BADINGUET en arrière-plan |
Huitriers-pies |
Nous sommes restés cinq jours à Lizard Island attendant une accalmie pour continuer notre périple vers le nord. Nous nous sommes reposés, avons fait plusieurs promenades sur l’île dont une à Cook's Lookout... d'où le Capitaine Cook avait cherché un passage pour sortir de la Barrière de Corail...
une superbe orchidée sauvage |
nous avons fait du snorkeling et avons revu ces incroyables bénitiers de un mètre de large et un mètre cinquante de long,
nous avons pris des apéros à bord de l’un ou l’autre bateau...
Sur les sentiers de découverte de l’île des panneaux donnaient des renseignements sur la flore et la faune de l’île et leur utilisation ou leur importance pour le clan aborigène local, les Dingaal. Les australiens ont tout fait pour détruire la culture aborigène, et y ont réussi à 95%, néanmoins partout ils rappellent leur existence et s’émerveillent de leur capacité d’adaptation à leur milieu. Hypocrisie ? Réel souci de préserver et de faire connaître le peu qui reste ?
Un étonnant nid de fourmis... |
..que les Digaal pressaient pour en extraire un jus qui soignait les maux de gorge, rhume etc... |
Tous les matins, au moment du petit déjeuner, des sternes venaient nous rendre visite et Nicolas en a pris des photos extraordinaires qu'il nous a gentiment données. Les voici...
Le 17 mai, départ de Lizard Island pour la dernière étape jusqu’à l’extrémité nord de la Grande Barrière, Adolphus Island. 48 heures de navigation dans de bonnes conditions : avec un vent de SE de 15 à 20 nœuds la première moitié, de 20 à 25 nœuds la seconde, une belle mer et une bonne visibilité nous avons fait une moyenne satisfaisante de plus de 6.5 nœuds, entièrement à la voile. Deux événements pendant cette traversée, l’un inquiétant – nous avons tapé assez violemment quelque chose (un animal ? un madrier ?) mais sans dommage apparent, l’autre réjouissant – nous avons de nouveau attrapé un « thonine », au goût correct sans plus, du poisson frais quand même et pour plusieurs jours donc nous n’avons pas fait la fine bouche ! Cependant chaque fois qu'un poisson mord à l'hameçon nous espérons avoir attrapé une daurade coryphène ou un thazard, tellement meilleurs!
BADINGUET en ciseau avec génois et genaker |
Le 20 mai nous repartions d’Adolphus
Island et, les conditions météo étant bonnes, avons décidé d’enchaîner la traversée
du détroit de Torres à celle du Golfe de Carpentaria. 354 milles soit un peu plus de 55 heures
de nav’. Seule la dernière nuit a été un
peu difficile avec une mer assez forte et une allure inconfortable. Mais dans l'ensemble tout s'est bien passé.
Le traversée du détroit de Torres est redoutée par un bon nombre de navigateurs car les courants peuvent y être très forts. Nous avons choisi de suivre la côte du cap York, pointe extrême de l'Australie, et les savants calculs de marée effectués par Ultreïa et Badinguet qui disposent d'informations précise sur leurs cartographie Navionics se sont avérés justes: le passage du détroit, très agité au début avec des vents portants (heureusement) de presque quarante noeuds, s'est effectué très facilement poussés par un courant favorable qui nous faisait aller à dix noeuds.
La mer commence à monter...
Nous avons eu la chance de prendre un joli « thazard ».
Le matin du 22 mai nous sommes allés nous abriter dans la Baie des Deux Îles au Sud-Ouest du Cap Wessel car tous les sites météo indiquaient des vents très forts pour les jours qui allaient suivre. Nous y avons attendu une accalmie pendant six jours ! Mais comme nous étions avec nos amis d’Ultréïa et de Badinguet et que le site était vaste et d’une grande beauté sauvage nous ne nous y sommes pas ennuyés un instant. Tout le cap et toute la région en fait appartiennent à des tribus aborigène mais ils sont totalement inhabités. Nous n’avons été coincés à bord qu’un seul jour. Sur la plage nous avons vu des traces de crocodiles et de wallabys. Un matin que nous nous promenions sur une langue rocheuse nous avons même vu détaler à une dizaine de mètres de nous un petit wallaby tout gris, dit « wallaby des rochers » ! Il ne nous a pas donné le temps de prendre de photos !
Le traversée du détroit de Torres est redoutée par un bon nombre de navigateurs car les courants peuvent y être très forts. Nous avons choisi de suivre la côte du cap York, pointe extrême de l'Australie, et les savants calculs de marée effectués par Ultreïa et Badinguet qui disposent d'informations précise sur leurs cartographie Navionics se sont avérés justes: le passage du détroit, très agité au début avec des vents portants (heureusement) de presque quarante noeuds, s'est effectué très facilement poussés par un courant favorable qui nous faisait aller à dix noeuds.
ULTREIA et BADINGUET avec qui nous avons fait cette traversée |
Belle photo prise par Nicolas |
Nous avons eu la chance de prendre un joli « thazard ».
Le matin du 22 mai nous sommes allés nous abriter dans la Baie des Deux Îles au Sud-Ouest du Cap Wessel car tous les sites météo indiquaient des vents très forts pour les jours qui allaient suivre. Nous y avons attendu une accalmie pendant six jours ! Mais comme nous étions avec nos amis d’Ultréïa et de Badinguet et que le site était vaste et d’une grande beauté sauvage nous ne nous y sommes pas ennuyés un instant. Tout le cap et toute la région en fait appartiennent à des tribus aborigène mais ils sont totalement inhabités. Nous n’avons été coincés à bord qu’un seul jour. Sur la plage nous avons vu des traces de crocodiles et de wallabys. Un matin que nous nous promenions sur une langue rocheuse nous avons même vu détaler à une dizaine de mètres de nous un petit wallaby tout gris, dit « wallaby des rochers » ! Il ne nous a pas donné le temps de prendre de photos !
Traces de crocodiles |
Les mêmes agrandies |
Traces de wallaby |
Les mêmes agrandies |
Par vent fort, sur terre ...
et au mouillage... Les photos ne rendent malheureusement jamais la réalité des choses...
Et bien sûr le soir il a eu des apéros sur l'un ou l'autre bateau. Ici sur Badinguet...
Le 28 nous avons repris la mer en
direction de Beatrice Bay. La mer était encore très forte, les vagues grosses
et si nous avançions bien, moyenne de 7.25 nœuds le premier jour, c’était très
inconfortable. Le deuxième jour la mer
était toujours agitée, nous avions le
vent dans le nez et des courants contraires ! ! Ce n’est que quelques heures avant l’arrivée
que les choses se sont calmées. Une fin de traversée très pénible donc, moins pour
nous que pour Ultréïa et ses 32 pieds, mais vite oubliée après une bonne nuit
de sommeil à Beatrice Bay.
Assistez au couchez de soleil sur Beatrice Bay avec nous...
Nous n’étions qu’à 40 milles de
Darwin où nous sommes arrivés le 31 mai dans l’après-midi. Nous étions donc très
exactement dans les temps que nous nous étions donnés! Mouillage tout d’abord à
Fanny Bay puis dès le lendemain, 1er juin, nous sommes allés à la
marina de Tipperary Waters où nous voulions laisser le bateau pour pouvoir
visiter la région.
La remontée de la Grande Barrière
de Corail, la traversée du détroit de Torres et du Golfe de Carpentaria et le trajet jusqu'à Darwin nous auront donc pris un mois et demi. Une expérience unique où nous
n’avons rencontré aucun problème et où nous avons toujours joui d’un très beau
temps. Seule déception, nous pensions pouvoir profiter davantage de la mer,
faire de la plongée et du snorkeling, au moins nous baigner : nous en
avons eu très peu l’occasion, la saison ne s’y prêtant pas et la faune locale (méduses-boîtes ...) nous faisant beaucoup hésiter. Nous ne nous y
attendions pas ! Ceux qui partent avec le rallye Sailindonesia qui quitte
l’Australie le 28 juillet et qui peuvent attendre le 15 pour arriver à Darwin doivent pouvoir mieux
profiter des plaisirs aquatiques…
Prochain et dernier article sur
l’Australie : Darwin et sa région ( Kakadu National Park, Katherine Gorge,
Litchfiel National Park…)