Le mercredi 3 octobre Sundance,
Ultréïa et Yovo ont quitté Kalimantan et ses orangs outans. Nous disposions de 15 jours pour arriver à Nongsa Point ( ïle de Batam) et y faire les formalités de sortie du territoire indonésien, notre visa expirant le 19 octobre. Ce n'était pas beaucoup et nous n'allions pas avoir le temps de trop traîner... Nous allions retraverser la mer de Java et remonter les îles qui bordent la côte est de Sumatra.
Nous avons fait une première traversée de 240 milles jusqu’à Nangka,
une petit île au nord de l’île
indonésienne de Belintung. Nous nous attendions à un vent très faible et
pensions atterrir à Nangka le vendredi 5 dans la journée. La météo a changé et
en a décidé autrement : le premier jour nous avons eu un vent assez soutenu qui
nous a fait avancer à plus de six nœuds de moyenne. Sundance et Yovo ont, le
deuxième jour, décidé de réduire substantiellement leur voilure pour être sûrs
d’arriver le vendredi avec le jour. Ultréïa a préféré continuer à caracoler
devant nous. Ils sont arrivés dans la
nuit et se sont un peu fait peur en mouillant sans trop savoir où, sur le récif
qui enveloppe une grande partie du mouillage
et au milieu de dizaines de barques de pêche qui travaillaient dans la zone. Yovo est
arrivé au matin après Sundance qui leur
a donné, que peut-on rêver de mieux, les coordonnées du chenal qu’ils avaient
suivi pour entrer. Ceci dit, à 7h30 du matin et avec des lunettes polarisantes,
on voyait déjà bien le récif… Merci quand même Sundance !
NANGKA
Repos total le matin puis café
sur Yovo et balade sur la plage en fin d’après-midi.
Là, sept ou huit jeunes gens étaient en train de préparer des holothuries qu’ils allaient vendre pour l’exportation vers Taïwan, la Corée, la Chine et le Japon.
Là, sept ou huit jeunes gens étaient en train de préparer des holothuries qu’ils allaient vendre pour l’exportation vers Taïwan, la Corée, la Chine et le Japon.
Ils les avaient pêchées dans le
coin à une trentaine de mètres de profondeur à l’aide d’un narguilé.
Ils commençaient par les crever pour en faire partir une bonne partie de l’eau. Puis ils les jetaient dans de l’eau bouillante où elles perdaient les neuf dixièmes de leur volume. Ils les laissaient égoutter puis ils les fumaient en les retournant régulièrement.

Les asiatiques en sont très friands et les leur achètent 400 000 roupies, environ 36 euros, le kilo. Nous allions en voir effectivement en vente sur les étals de Chinatown à Singapour.
Ils commençaient par les crever pour en faire partir une bonne partie de l’eau. Puis ils les jetaient dans de l’eau bouillante où elles perdaient les neuf dixièmes de leur volume. Ils les laissaient égoutter puis ils les fumaient en les retournant régulièrement.
Les asiatiques en sont très friands et les leur achètent 400 000 roupies, environ 36 euros, le kilo. Nous allions en voir effectivement en vente sur les étals de Chinatown à Singapour.
Le lendemain nous sommes allés
sur une petite île que nous voyions au sud-est du mouillage. Déception : l’île
est plus jolie de loin que de près. Si l’eau y est très claire les fonds sont
laids (plantes aquatiques brunâtres sur fond de sable et de plaques rocheuses,
peu de poissons) et la plage, surtout sur la côte au vent, est couverte de
détritus de plastique. Snorkeling plus intéressant à proximité des bateaux.

Si vous regardez bien on voit nos trois bateaux devant Nangka! |
Chaque soir les pêcheurs revenaient mouiller devant l’île, très près, trop près de nous ! Si près de Sundance qu’Anne et Jo ont décidé de partir à 4h30 du matin, une heure avant l’heure prévue, pour éviter une collision avec les pêcheurs endormis et impossibles à réveiller !
BELITUNG
Traversée sans problème de dix heures pour le Nord-Est de Belitung et
atterrissage devant ce qui est censé être la plus belle plage d’Indonésie, Kelayang Beach. Il est vrai que c’est
une plage qui s’étire sur quelques kilomètres mais à part cela François et moi
ne lui avons rien trouvé d’exceptionnel. Sur la plage, juste devant notre
mouillage, un hôtel est en construction, un hôtel de luxe certainement. En
attendant il y a beaucoup de tas de sable, de gravats, de matériaux de
construction etc…

Ce qui rend le site très attrayant c’est l’amoncellement de rochers sur toute la partie ouest de la côte, des rochers qui ne sont pas sans rappeler ceux des Lavezzi, des Seychelles ou des Iles Vierges britanniques.
Nous sommes allés en faire le tour en annexe et avons ainsi découvert une très jolie plage et d’autres constructions de rochers sur la côte et sur de petites îles.

A côté de l’hôtel en construction vivotent un petit restaurant où nous sommes allés manger qui un mie goreng qui un nasi goreng, pas fameux malheureusement, mais où nous avons pu acheter du pain. Un peu plus loin il y avait un warung-kiosk ( à la fois petit resto et boutique) où nous avons trouvé des œufs et de la bière… une aubaine, nos provisions commençant à s’amenuiser !
Nous sommes allés en faire le tour en annexe et avons ainsi découvert une très jolie plage et d’autres constructions de rochers sur la côte et sur de petites îles.
A côté de l’hôtel en construction vivotent un petit restaurant où nous sommes allés manger qui un mie goreng qui un nasi goreng, pas fameux malheureusement, mais où nous avons pu acheter du pain. Un peu plus loin il y avait un warung-kiosk ( à la fois petit resto et boutique) où nous avons trouvé des œufs et de la bière… une aubaine, nos provisions commençant à s’amenuiser !
Le lendemain, départ pour notre
dernière longue traversée avant quelques mois pour Ultréïa et Yovo, dernière
longue traversée tout court pour Sundance qui ont décidé de vendre leur bateau et
de rentrer en France! Une étape de deux jours et deux nuits comme la
précédente jusqu’à un mouillage à 80 milles de Singapour sur Kentar, une des îles qui s’étirent le long
de la côte Est de Sumatra,. Les dix premières heures nous avons eu un bon
vent qui nous a permis de bien avancer mais ensuite nous en avons eu si peu, de
nuit comme de jour, que sur les 51 heures de navigation nous en avons fait 40
au moteur !
La première nuit de la traversée une petite hirondelle à tête rousse est venue s'abriter sous la capote. Nous avons pris bien soin de ne pas la déranger : elle a passé toute la nuit avec nous et est repartie aux premières lueurs du jours bien en forme. Apparemment elle n'était accrochée que par une patte et la tête en bas!
La première nuit de la traversée une petite hirondelle à tête rousse est venue s'abriter sous la capote. Nous avons pris bien soin de ne pas la déranger : elle a passé toute la nuit avec nous et est repartie aux premières lueurs du jours bien en forme. Apparemment elle n'était accrochée que par une patte et la tête en bas!
Le soir de notre arrivée à Kentar
nos trois bateaux ont fêté ensemble le
passage de l’équateur, qu’ils avaient effectué quelques milles auparavant, dans
le sens Sud - Nord cette fois-ci. La
première fois, pour Yovo, c’était entre le canal de Panama et les Galapagos
dans le sens Nord - Sud.
Vivez avec nous le passage de l'équateur : sur le cadran on voit très bien SOUTH / SUD devenir NORTH / NORD
Jo et Anne de Sundance, à leur habitude, nous ont régalés de samoussas, de petits pains maison, d’une terrine de canard, de satziki et de palets bretons, maison eux aussi, avec une crème à l’abricot. Ultréïa et Yovo s’étaient donné beaucoup moins de peine et avaient amené du champagne, australien, le seul en leur possession ! Mais ils ont fait honneur à cet apéro dînatoire somptueux !



Jo et Anne de Sundance, à leur habitude, nous ont régalés de samoussas, de petits pains maison, d’une terrine de canard, de satziki et de palets bretons, maison eux aussi, avec une crème à l’abricot. Ultréïa et Yovo s’étaient donné beaucoup moins de peine et avaient amené du champagne, australien, le seul en leur possession ! Mais ils ont fait honneur à cet apéro dînatoire somptueux !


A l’origine la fête devait avoir
lieu sur Sundance. Elle a finalement dû se faire sur Yovo car depuis la
deuxième nuit de la traversée je souffrais d’une crise de sciatique aiguë et ne
pouvais me déplacer facilement. Jo, mon médecin préféré (après le Docteur Semay
bien sûr!) est venu me manipuler et me
soigner à l’auriculo-thérapie et le lendemain je me sentais déjà mieux mais
j’ai préféré rester tranquillement sur Yovo pendant tout notre séjour à Kentar.
De ce fait je n’ai pas pu profiter de cette escale.
La baie elle-même ne présente pas
grand intérêt mais il y avait un village tout proche et les membres valides des
équipages sont donc allés à terre le voir et il s’est révélé être charmant.
Une partie du village de Kentar
est construite sur l’eau, l’autre sur terre. Les cinq ont été chaleureusement
accueillis par Anna, une dame d’une trentaine d’années, et toute une bande
d’enfants de 5 à 12 ans, les plus grands étant probablement avec les hommes à
la pêche au calamar qui semble être l’activité principale du moment.


Ils mettent les calamars à sécher au soleil sur des claies avant de les aplatir par groupe de dix au moyen d’une bouteille remplie de sable. On n’a pas pu savoir s’ils étaient consommés localement ou s’ils partaient à l’exportation : dans ces villages encore plus qu’ailleurs en Indonésie très peu de gens parlent anglais ou alors un anglais très limité.
Sundance dans le soleil couchant |
Ils mettent les calamars à sécher au soleil sur des claies avant de les aplatir par groupe de dix au moyen d’une bouteille remplie de sable. On n’a pas pu savoir s’ils étaient consommés localement ou s’ils partaient à l’exportation : dans ces villages encore plus qu’ailleurs en Indonésie très peu de gens parlent anglais ou alors un anglais très limité.
Après un café chez Anna, ils sont
partis sous sa direction pour le hameau voisin distant d’un kilomètre et demi
environ.

Le chemin, bétonné, passe par une mine de bauxite qui ne semble plus exploitée : les dommages sur l’environnement sont visibles et désolants.
Anna, sa maman et des enfants du village
Le chemin, bétonné, passe par une mine de bauxite qui ne semble plus exploitée : les dommages sur l’environnement sont visibles et désolants.
Le deuxième hameau, très propre, est aussi en partie construit sur
pilotis et possède un petit commerce et l’école que les enfants leur ont fait
visiter avec une certaine fierté, en particulier la bibliothèque.
Le deuxième soir, Jo s’étant
arrangé avec les pêcheurs pour avoir des calamars frais, nous avons été invités
sur Sundance pour un nouveau repas de gala ! Au menu, en apéro des beignets de
calamars, en plat principal des calamars
farcis accompagnés de riz et d’une sauce au curry, une des spécialités de Jo,
et en dessert des petits financiers confectionnés par Anne et une mousse au
chocolat, une des spécialités de mon François,
apportée par les Yovo donc, qui tenaient cette fois-ci à participer à la
confection du festin !




Le 14 octobre Nous avons quitté le mouillage de Kentar pour celui de Mesanak ( ou Mensanak selon les cartes), une trentaine de milles plus au nord.
MESANAK
Là aussi une grande baie devant
une très jolie plage où nous sommes immédiatement allés nous promener.



Le lendemain nous avons passé beaucoup de temps à nous baigner
dans l’eau, limpide et chaude : elle était
à 30°C mais nous paraissait fraîche tant il faisait chaud !
L’après-midi balade jusqu’au village : les maisons, certaines très bien peintes et entretenues, étaient éparpillées sous le couvert de grands arbres, manguiers, jacquiers… qui leur assuraient une ombre bienvenue. Le « kiosk » ( = petite boutique) du coin, que nous avons fini par trouver dans ce sous-bois, avait très peu de choses à vendre et pas du tout de frais en dehors de quelques oignons et de gingembre. Nous nous sommes jetés sur les gobelets d’eau minérale que nous y avons trouvés avant de repartir un peu assommés par la chaleur et mangés par les moustiques ! Les jeunes qui avaient insisté pour nous accompagner depuis le début étaient ceux-là même qui nous avaient harcelés le matin pour que nous leur donnions tout ce qui leur venait à l’esprit, du coca, des casquettes, des lunettes de soleil, des palmes, des lunettes de plongée, des stylos, des bonbons… Cela ne nous est vraiment pas arrivé souvent en Indonésie où les gens ne demandent pour ainsi dire jamais, même les enfants, et il faut essayer de préserver cela en ne cédant pas à cette insistance. D’ailleurs au retour, parvenus à la plage, les jeunes nous ont demandé de l’argent pour nous avoir servis de guides alors qu’on n’avait rien demandé !
Le premier soir des éclairs, le tonnerre et de la pluie : cela ne nous était pas arrivé depuis des mois ! Au moins cela a-t-il rincé le pont du bateau qui en avait bien besoin !
Le lendemain un tour en annexe nous a permis de découvrir l’autre côté de l’île et d’apercevoir dans le lointain une bonne trentaine de maisons sur pilotis depuis lesquelles les gens du coin pêchent.
L’après-midi balade jusqu’au village : les maisons, certaines très bien peintes et entretenues, étaient éparpillées sous le couvert de grands arbres, manguiers, jacquiers… qui leur assuraient une ombre bienvenue. Le « kiosk » ( = petite boutique) du coin, que nous avons fini par trouver dans ce sous-bois, avait très peu de choses à vendre et pas du tout de frais en dehors de quelques oignons et de gingembre. Nous nous sommes jetés sur les gobelets d’eau minérale que nous y avons trouvés avant de repartir un peu assommés par la chaleur et mangés par les moustiques ! Les jeunes qui avaient insisté pour nous accompagner depuis le début étaient ceux-là même qui nous avaient harcelés le matin pour que nous leur donnions tout ce qui leur venait à l’esprit, du coca, des casquettes, des lunettes de soleil, des palmes, des lunettes de plongée, des stylos, des bonbons… Cela ne nous est vraiment pas arrivé souvent en Indonésie où les gens ne demandent pour ainsi dire jamais, même les enfants, et il faut essayer de préserver cela en ne cédant pas à cette insistance. D’ailleurs au retour, parvenus à la plage, les jeunes nous ont demandé de l’argent pour nous avoir servis de guides alors qu’on n’avait rien demandé !
Le 16 octobre, nouveau départ
pour Karas Besar, notre dernière
escale avant Noongsa Point et la sortie du territoire indonésien. Toujours pas
de vent et ce fut à nouveau la « risée Perkins » ! Dans ce cas, nous en profitons pour remplir nos réservoirs
et faire de l’eau pour Ultréïa dont le
désal’ ne donne que 6 litres d’eau à l’heure. Avec cette chaleur on est bien
contents de pouvoir se rincer à l’eau douce plusieurs fois par jour !
NONGSA POINT
La marina de Nongsa Point est
assez luxueuse et dans un très joli cadre verdoyant et fleuri. (Malheureusement je n'en ai pas pris de photos! ) De plus elle est
actuellement dirigée par un jeune français très sympathique, Clément, qui a
tout fait pour nous faciliter la vie et nous tenir au courant de toutes les
possibilités du coin. A la marina nous avons retrouvé Annie du voilier Bohème, bien
contente d’avoir un peu de compagnie car
Patrice avait dû rentrer en France. Nous sommes allés au restaurant avec
Geneviève et François, Annie, Clément, sa femme et un couple de leurs amis.
Clément nous a emmenés dans un grand supermarché et aussi au marché local, très coloré.

Clément a bien essayé de nous retenir dans sa marina mais nos visas arrivaient à échéance et nous avons dû partir. Autre raison : les formalités pour l'Indonésie ne sont pas simples...
Annie |
Des poissons-chats bien frétillants! |
Clément a bien essayé de nous retenir dans sa marina mais nos visas arrivaient à échéance et nous avons dû partir. Autre raison : les formalités pour l'Indonésie ne sont pas simples...
LA TRAVERSEE DU RAIL
Pour rallier le sud de la Malaisie et les marinas où nous avions décidé d'aller il nous a fallu traverser le rail de navigation (rail = couloir de navigation que les gros bateaux sont obligés d'emprunter) entre l'Indonésie et Singapour au sud du détroit de Malacca.
Le 19 au matin nos trois bateaux,
Sundance, Ultréïa et Yovo sont donc partis pour un mouillage proche de
l’endroit où nous avions décidé de traverser ce rail.
Nous craignions tous un peu cette
traversée du rail emprunté par des bateaux de taille impressionnante. Ce rail est un
des plus fréquentés au monde et les bateaux s’y succèdent à un rythme très
soutenu. Nous appréhendions aussi de le faire avec peu de visibilité, sous
averse ou avec de la brume : la mousson venait de commencer et c'était le temps auquel il fallait s'attendre...
Nous avons eu beaucoup de chance car nous avons bénéficié d’un temps couvert mais assez clair et sec. Même facilité pour le rail de navigation lui-même (je devrais « les rails » car il y a d’abord le rail indonésien puis le rail singapourien, beaucoup plus large) : nous les avons traversés sans problème à un moment où il n’y avait pas trop de bateaux. On avait donc bien le temps de les voir venir, de calculer le bon moment pour passer devant ou derrière eux selon le cas. Nous avons quand même été gênés par un gros cargo bleu dont nous ne comprenions pas bien l’intention et qui changeait constamment de vitesse. Finalement nous avons compris qu’il voulait aller mouiller devant Singapour et nous l’avons laissé nous redépasser et attendu de voir ce qu’il faisait.
A notre tribord dans la brume, Singapour, ses gratte-ciel, ses installations portuaires...

Le plus difficile en fin de compte n’a pas été de traverser les rails mais de faire du gymkhana entre les navires au mouillage au sud-ouest de Singapour. Il n’était en effet pas aisé de savoir s’ils étaient toujours ancrés ou s’ils s’apprêtaient à démarrer !



Nous avons rencontré des bâtiments très divers tant par leurs dimensions que par leur type, des porte-containers, des méthaniers, des pétroliers, des remorqueurs avec leur barges, des objets non-identifiés … sans oublier quelques barques de pêche !



Après avoir longé le sud de Singapour en direction de l’ouest nous sommes entrés dans le bras de mer qui entoure et isole Singapour. Une dizaine de milles plus loin Ultréïa et Yovo se sont arrêtés à Puteri Harbour Marina pendant que Sundance continuait pendant encore cinq milles jusqu’à une autre marina, Danga Bay Marina.
Nous avons eu beaucoup de chance car nous avons bénéficié d’un temps couvert mais assez clair et sec. Même facilité pour le rail de navigation lui-même (je devrais « les rails » car il y a d’abord le rail indonésien puis le rail singapourien, beaucoup plus large) : nous les avons traversés sans problème à un moment où il n’y avait pas trop de bateaux. On avait donc bien le temps de les voir venir, de calculer le bon moment pour passer devant ou derrière eux selon le cas. Nous avons quand même été gênés par un gros cargo bleu dont nous ne comprenions pas bien l’intention et qui changeait constamment de vitesse. Finalement nous avons compris qu’il voulait aller mouiller devant Singapour et nous l’avons laissé nous redépasser et attendu de voir ce qu’il faisait.
A notre tribord dans la brume, Singapour, ses gratte-ciel, ses installations portuaires...
Le trafic sur le rail...
Le remorqueur ci-dessus tire une grande barge. On en a rencontré beaucoup, de jour comme de nuit.
L'AIS est d'ailleurs très parlant...
Le plus difficile en fin de compte n’a pas été de traverser les rails mais de faire du gymkhana entre les navires au mouillage au sud-ouest de Singapour. Il n’était en effet pas aisé de savoir s’ils étaient toujours ancrés ou s’ils s’apprêtaient à démarrer !
Nous avons rencontré des bâtiments très divers tant par leurs dimensions que par leur type, des porte-containers, des méthaniers, des pétroliers, des remorqueurs avec leur barges, des objets non-identifiés … sans oublier quelques barques de pêche !
Après avoir longé le sud de Singapour en direction de l’ouest nous sommes entrés dans le bras de mer qui entoure et isole Singapour. Une dizaine de milles plus loin Ultréïa et Yovo se sont arrêtés à Puteri Harbour Marina pendant que Sundance continuait pendant encore cinq milles jusqu’à une autre marina, Danga Bay Marina.
PUTERI HARBOUR MARINA
Cette marina se trouve à la pointe sud de la Malaisie, à un kilomètre à vol d'oiseau de Singapour que l'on voir très bien de l'entrée de la marina. On distingue en particulier la haute barrière qui fait le tour complet de cette île-état.
C’est une marina toute neuve,
luxueuse, qui fait partie de tout un
ensemble qui lui n’est pas encore terminé ( des hôtels, des restaurants, un grand centre récréatif pour les enfants, des boutiques, des maisons particulières avec ponton privé…).
Tant que cet ensemble n’est pas achevé ( et cela prendra encore bien un an !) la marina affiche des prix assez bas pour attirer les navigateurs malgré les inconvénients. Nous en avons donc profité ! Un gros problème quand même : les bus n’y passent pas encore et de ce fait la marina se trouve très isolée : elle est en particulier loin des lieux de ravitaillement et des artisans. La marina essaye d’y remédier en offrant un transport jusqu’à un marché de nuit tous les mardis soirs et jusqu’à un immense centre commercial tous les jeudis. Pour les artisans il faut prendre un taxi et ils sont dans l’ensemble assez abordables.
Grande aire très utile pour laver et replier les voiles. Rare dans les marinas! |
En arrière-plan Kota Iskandar ou des bâtiments du gouvernement |
Tant que cet ensemble n’est pas achevé ( et cela prendra encore bien un an !) la marina affiche des prix assez bas pour attirer les navigateurs malgré les inconvénients. Nous en avons donc profité ! Un gros problème quand même : les bus n’y passent pas encore et de ce fait la marina se trouve très isolée : elle est en particulier loin des lieux de ravitaillement et des artisans. La marina essaye d’y remédier en offrant un transport jusqu’à un marché de nuit tous les mardis soirs et jusqu’à un immense centre commercial tous les jeudis. Pour les artisans il faut prendre un taxi et ils sont dans l’ensemble assez abordables.
Nous avons décidé de rester dans
la zone pendant un an afin de visiter les nombreux pays qui composent l’Asie du
Sud-est, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, la Malaisie
et bien sûr Singapour tout proche. Le premier pays que nous avons visité fut la Birmanie ou plutôt le Myanmar comme le pays
s’appelle officiellement. Ce sera le sujet de notre prochain article sur le
blog. A plus…!