LA THAÏLANDE
(du 5 décembre 2013 au 22 janvier 2014 et du
27 février au 24 mars 2014)
Départ
de la Malaisie
Le
jeudi 5 décembre 2014, nous avons quitté
Langkawi, la dernière île malaisienne avant la frontière
thaïlandaise.
thaïlandaise.
Quelques jours auparavant François d’UltréÏa avait fait son « coming out »
et nous avait annoncé, sans que
nous nous y attendions le moins du monde,
qu’il appréhendait beaucoup la traversée
de l'océan indien, que cela l’angoissait, qu’il n’en dormait plus, et que de
façon générale il en avait assez "d'avaler des milles"( une
expression qui nous choque d’autant plus qu’elle ne correspond pas du tout au
type de navigation que nous faisions), qu’il
ne voulait plus naviguer, qu'il voulait vendre le bateau, que c'était une
décision mûrement réfléchie et qu'il ne reviendrait pas dessus. Certes il avait bien montré les derniers
temps que naviguer lui devenait pénible mais Geneviève qui, elle, se réjouissait à l'idée
de traverser l'Indien, n'avait rien vu venir et en a été d'autant plus choquée.
Trois mois après, alors que leur bateau était quasiment vendu, elle avait toujours le cœur bien gros à l’idée que cette
aventure autour du monde était pour elle
terminée et je pense que, même si Geneviève est une personne forte, cette douleur l’habitera malheureusement encore longtemps.
Nous sommes donc partis bien tristes sans nos
compagnons de voyage qui eux restaient à Langkawi pour prendre contact avec les
divers brokers du coin et pour commencer à
vider leur bateau.
Good
bye la Malaisie, hello la Thaïlande !
La Thaïlande est bordée au sud par la Malaisie, au nord et à l’est par la Birmanie et au sud-ouest par le Cambodge. Le pays donne sur la mer d’Andaman à l’ouest et sur le golfe qui porte son nom à l’est.
C'est une monarchie constitutionnelle depuis 1932. Le roi Bhumibol Adulyadej âgé de 87 ans règne depuis 1950. C'est le plus ancien chef d'état en exercice actuellement. Il règne mais ne gouverne pas. Malgré des critiques touchant notamment aux lois très sévères de lèse majesté la monarchie continue d'inspirer du respect à la plus grande partie de la population et sert de force unificatrice au pays. Le roi est considéré par beaucoup comme un demi-dieu. Un demi-dieu ne saurait être vieux : les photos omniprésentes de lui seul ou de lui et de la reine remontent donc toutes à l'époque où ils avaient une quarantaine d' années!
C'est une monarchie constitutionnelle depuis 1932. Le roi Bhumibol Adulyadej âgé de 87 ans règne depuis 1950. C'est le plus ancien chef d'état en exercice actuellement. Il règne mais ne gouverne pas. Malgré des critiques touchant notamment aux lois très sévères de lèse majesté la monarchie continue d'inspirer du respect à la plus grande partie de la population et sert de force unificatrice au pays. Le roi est considéré par beaucoup comme un demi-dieu. Un demi-dieu ne saurait être vieux : les photos omniprésentes de lui seul ou de lui et de la reine remontent donc toutes à l'époque où ils avaient une quarantaine d' années!
Les formalités d'entrée en Thaïlande se
font à Ao Chalong, la vaste baie au
sud de Phuket, la plus grande île thaïlandaise de la côte ouest.
Nous avons fait les 150 milles qui nous en séparaient en quatre étapes pour ne pas avoir à naviguer de nuit. Sur les conseils de navigateurs qui sont dans la zone depuis une dizaine d'années nous nous sommes arrêtés au nord de Ko Tarutao, à Ko Muk et à Ko Phi Phi Don, des îles dont je parlerai un peu plus loin car nous y sommes retournés à plusieurs reprises par la suite.
A Ao Chalong où nous sommes arrivés le 8 décembre 2013 nous avons pris un des innombrables corps-morts de la baie et sommes allés faire quelques courses dans les rues animées autour de la baie. Nous y avons retrouvé Errance avec beaucoup de plaisir.
De tout le sud de Phuket on voit le Grand Bouddha de marbre blanc de Birmanie qui domine la baie de Ao Chalong.
Le lendemain, le lundi 9 décembre, une fois les formalités d'entrée faites, nous avons repris la mer et longé toute la côte est de Phuket avant d'arriver à la marina de Yacht Haven, tout au nord de l'île.
Quelques minutes après notre arrivée nous avons fait la connaissance de Marie-Christine et Michel de LIS ESTRAMBORD , un magnifique voilier en alu Strongal mais au look de bateau ancien réalisé par le chantier META de Carare près de Lyon.
(photo à venir)
Nous avons fait les 150 milles qui nous en séparaient en quatre étapes pour ne pas avoir à naviguer de nuit. Sur les conseils de navigateurs qui sont dans la zone depuis une dizaine d'années nous nous sommes arrêtés au nord de Ko Tarutao, à Ko Muk et à Ko Phi Phi Don, des îles dont je parlerai un peu plus loin car nous y sommes retournés à plusieurs reprises par la suite.
A Ao Chalong où nous sommes arrivés le 8 décembre 2013 nous avons pris un des innombrables corps-morts de la baie et sommes allés faire quelques courses dans les rues animées autour de la baie. Nous y avons retrouvé Errance avec beaucoup de plaisir.
De tout le sud de Phuket on voit le Grand Bouddha de marbre blanc de Birmanie qui domine la baie de Ao Chalong.
Le lendemain, le lundi 9 décembre, une fois les formalités d'entrée faites, nous avons repris la mer et longé toute la côte est de Phuket avant d'arriver à la marina de Yacht Haven, tout au nord de l'île.
Quelques minutes après notre arrivée nous avons fait la connaissance de Marie-Christine et Michel de LIS ESTRAMBORD , un magnifique voilier en alu Strongal mais au look de bateau ancien réalisé par le chantier META de Carare près de Lyon.
(photo à venir)
Nous avons eu quelques jours pour faire
l’avitaillement, nettoyer et préparer le bateau avant l’arrivée le 14 décembre de notre fils
Paul, de sa compagne Adeline et de leur petite Sibylle de onze mois alors.
Il a fallu adapter le bateau pour que tout se
passe au mieux pour notre petite-fille. Ainsi lui avons nous créé avec la toile
anti-roulis un espace de repos et de jeu à la fois dans le carré.
Dans le cockpit son siège de voyage nous prenait la moitié de la table mais lui permettait d’être avec nous en toute sécurité au mouillage comme en navigation.
Nous avons tout fait pour respecter ses heures de repos et d'éveil, pour l'occuper et je crois, sans fausse modestie, que nous avons réussi à rendre ce séjour aussi agréable pour elle qu'il l'a été pour ses parents. Malheureusement elle ne s'en souviendra pas...
La seule chose dont elle ait un peu souffert est la chaleur : elle a en effet rapidement été couverte de tout petits boutons sans gravité mais irritants, ce que l’on appelle la bourbouille à la Réunion.
Sibylle n'a pas fait ses premiers pas sur Yovo mais elle a beaucoup progressé en équilibre et un mois et demi après son retour en France elle marchait!
Avec eux nous avons visité les îles de la mer d'Andaman, principalement celles des réserves marines de Phang Nga et de Krabi ainsi que plusieurs îles plus au sud avant de remonter sur
Phuket pour assister au grand feu d’artifice du Nouvel An depuis une baie de la
côte ouest de Phuket, une de ces baies qui ont tant souffert lors du tsunami du
26 décembre 2004, il y a donc neuf ans.
Le 6 janvier 2014 Paul, Adeline et Sibylle nous
ont quittés, ravis de leurs trois semaines sur Yovo. Nous avons eu deux jours de battement et nous
avons accueillis Isabelle Samper, la fille d’amis de Tunisie et son ami Pierre,
tous deux on-ne-peut-plus charmants.
Avec eux nous avons refait un peu le même circuit qu’avec Paul et Adeline, à quelques différences près, et nous sommes descendus jusqu’à la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie où nous devions laisser le bateau pour quelques semaines.
Avec eux nous avons refait un peu le même circuit qu’avec Paul et Adeline, à quelques différences près, et nous sommes descendus jusqu’à la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie où nous devions laisser le bateau pour quelques semaines.
Les
îles de la baie de Phang Nga, à l'ouest de Phuket, sont de toute beauté.
Elles rappellent énormément celles de la
baie d’Ha Long au Vietnam et on s’étonne
qu’elles ne soient pas plus connues. On s’en étonne et on s’en réjouit à la
fois car le nombre de touristes qui s’y pressent est déjà impressionnant !
Ce sont des îles aux falaises vertigineuses
d’origine karstique. Ces îles sont de
vrais gruyères et elles comportent d’innombrables grottes auxquelles on accède
assez souvent. Leur caractéristique est qu'avec le temps la partie centrale des îles s'est totalement désagrégée et qu'il n'en reste que le pourtour, des falaises au bas desquelles des passages, souvent
même des tunnels assez longs, mènent à
marée basse ou du moins à mi-marée à l’intérieur des îles. Ces espaces à ciel
ouvert au centre des îles portent le nom thaïlandais de « horngs » ou
plus simplement de « hongs ». Les bateaux de touristes, que ce soit
les « long-tails » ou des bateaux plus conséquents, débarquent leur
cargaison de touristes de 10h du matin à 4h de l’après-midi sans discontinuer. Avec notre bateau
nous avons souvent pu visiter les hongs très tranquillement avant 10h ou après 16h.
L’eau dans la zone de Phang Nga n’est pas
limpide mais elle reste très agréable pour la baignade. Chaque île est unique
et offre des découvertes différentes. Sibylle a particulièrement apprécié de pouvoir se baigner matin et soir.
Nous avons particulièrement aimé l'île de Ko Phanak ( Ko = île).
Ko Phanak est la grande île devant nous à droite |
Cette île comporte deux hongs dont un premier que nous avons atteint à la nage le long d’un tunnel de bien deux cents mètres et un deuxième en annexe.
De l'extérieur...
... à l'intérieur.
Il y a aussi au nord une vaste grotte remplie de stalactites et stalagmites qui parfois se rejoignaient. Nous ne l'avions pas vue avec Paul et Adeline.
Ko Hang, toute proche de Ko Phanak, est très belle aussi ave ses falaises
colorées, son piton central et ses multiples excroissances calcaires.
+(Copier).JPG)
+(Copier).JPG)
+(Copier).JPG)
+(Copier).JPG)
Avec Paul et Adeline nous avons mouillé et passé une nuit tout près de là, devant une plage au sud de Ko Raya Ring. Un site magnifique !
Yovo au mouillage |
Avec Paul et Adeline nous avons mouillé et passé une nuit tout près de là, devant une plage au sud de Ko Raya Ring. Un site magnifique !
Avec Paul et Adeline nous avons fait l’expérience de quelques mouillages magnifiques mais avec des fonds de boue molle où nous dérapions et qui nous ont obligés à abandonner le mouillage avant la tombée de la nuit comme à Ko Roi... Il est vrai que le vent avait augmenté dans la journée.
+(Copier).jpg)
A Ko Ku Du Yai, un mouillage proche chaleureusement recommandé par notre guide nautique et où nous avions décidé d'aller à la place de Ko Roi, nous avons dû remouiller plusieurs fois en pleine nuit.
Le lendemain nous avons mouillé par 30m de fond, juste le temps d’un petit-déjeuner et d’un tour en annexe, devant un beau hong ouvert au sud de Ko Ku Du Yai.
Ensuite nous avons pris la direction du sud et nous sommes arrêtés à Ko Hong.
Comme son nom l'indique il y a un très beau hong auquel on accède directement, une partie de la falaise s'étant effondrée. Là encore de très beaux stalactites tombant des rochers dont ce superbe pied d' éléphant...
Plus au sud une très belle plage en deux parties dont nous avons bien profité avant et après le déferlement des touristes.
Nous avions mouillé juste devant...
Isabelle a vu un iguane nager le long de cette plage et sortir de l'eau pour rejoindre les fourrés...
Toutes les plages de la côte ouest de la Thaïlande sont maintenant équipées de dispositifs pour prévenir la population en cas d'un nouveau tsunami.
Après Ko Hong Ko Dam Hok...
Pour Noël nous avions décidé de nous trouver
sur Ko Lanta. Il paraît que la série
de Ko Lanta n’a jamais été tournée à Ko Lanta ou alors, selon certains, juste
la première série. Les suivantes auraient été tournées au Cambodge ! Mais
peu nous importait… Après un premier mouillage devant une vaste plage tout au
nord, Had Khlong Dao.
Cette vaste baie était sans grand intérêt et difficile d’accès pour
notre lourde annexe. Nous avons donc opté pour un deuxième mouillage presqu’au sud de Ko Lanta, dans la baie de Kan Tiang qui présentait de
gros avantages : la baie était petite, la plage jolie et propre, derrière
se cachait un petit village sympathique avec quelques commerces et quelques
restaurants bien décorés pour Noël
étaient installés sur la plage … Et surtout, surtout le grand hôtel du coin avait aménagé une petite jetée
flottante où nous avons pu attacher notre lourde annexe sans avoir à la hisser
sur la plage. Nous y sommes restés quatre jours.
Paul et François en ont profité pour aller faire de la plongée avec un club réputé du coin. Ils ont passé une bonne journée mais sont revenus un peu déçus, s’attendant à trouver une eau plus cristalline et à voir de plus beaux paysages sous-marins et une plus grande variété de poissons. Il faut dire que l’un et l’autre sont déjà allés dans des sites magnifiques et qu’ils deviennent un peu exigeants, la Réunion pour Paul et la Polynésie entre autres pour François.
Paul et François en ont profité pour aller faire de la plongée avec un club réputé du coin. Ils ont passé une bonne journée mais sont revenus un peu déçus, s’attendant à trouver une eau plus cristalline et à voir de plus beaux paysages sous-marins et une plus grande variété de poissons. Il faut dire que l’un et l’autre sont déjà allés dans des sites magnifiques et qu’ils deviennent un peu exigeants, la Réunion pour Paul et la Polynésie entre autres pour François.
Un autre jour nous avons loué une voiture pour
visiter l’île de l’intérieur. La route était le plus souvent bordée de grandes plantations d'hévéas dont on tire le latex.
Nous avons bien aimé la vieille ville de Lanta et ses maisons de bois. Nous y avons trouvé les uns pour les autres quelques petits cadeaux de Noël, avons eu la chance de trouver quantité de fruits et légumes tout frais chez un primeur qui venait d’être ravitaillé. Nous avons essayé deux des restaurants recommandés par notre guide et y avons fait honneur au Green Curry, à la salade de papaye verte et au Pad Thaï, les grandes spécialités thaïlandaises.
Nous avons bien aimé la vieille ville de Lanta et ses maisons de bois. Nous y avons trouvé les uns pour les autres quelques petits cadeaux de Noël, avons eu la chance de trouver quantité de fruits et légumes tout frais chez un primeur qui venait d’être ravitaillé. Nous avons essayé deux des restaurants recommandés par notre guide et y avons fait honneur au Green Curry, à la salade de papaye verte et au Pad Thaï, les grandes spécialités thaïlandaises.
Barque thaïlandaise typique avec sa "long tail" et ses bandes de tissu de multiples couleurs porte-bonheur. D'ailleurs ce fut un des cadeaux de Noël de Paul et Adeline à Yovo! |
Nous avons passé le soir de Noël sur le bateau
où nous avions concocté un repas de gala ! Enfin, à la mesure de ce que
nous avions trouvé sur place... Nous avions en entrée du foie gras amené par Paul
et Adeline, en plat principal des cuisses de canard confites avec des pommes de
terre sautées dans la graisse de canard, pour le fromage du bleu du Danemark et
en dessert des fondants au chocolat au cœur coulant, une des spécialités
d’Adeline. Nous avons bien ri en voyant Sibylle découvrir ses cadeaux : le
premier qu’on lui a donné lui a tellement plu qu’elle ne voulait pas même jeter
un regard aux autres !!
Voici le cadeau de Noël de Yovo... Les bandes de tissu sont soit flottantes soit tressées. Nous avons préféré cette deuxième solution pour qu'elles ne se prennent pas dans le guideau ou l'ancre. C'est très joli quand même...
Le 25 nous avons levé l’ancre pour Ko Ngai...
Sur Ko Ngai nous avons passé de longs moments à regarder des aigles pêcheurs évoluer et se pourchasser au dessus de nos têtes.
Une ou deux heures après nous étions à Ko Muk où nous avons visité Tham Moracot ou la Grotte d'Emeraude, en fait un hong au nord de l'île que l’on atteint après avoir nagé, munis de torches ou lampes frontales, dans un tunnel étroit pendant deux cents mètres. C'est ce que nous avions fait avec Paul et Adeline. Quand nous y sommes retournés avec Isabelle et Pierre nous les avons laissé y aller seuls. De la pure paresse de notre part! Il fallait bien quelqu'un pour prendre la photo!
Le lendemain mouillage dans la baie sud de Ko Kradan. Bordée de corail on peut y faire de belles découvertes en snorkeling. Selon la marée on peut se "tubalader" (!) sur le platier ou le long du tombant. J’y ai vu une belle anémone de mer au pied bleu roi et ses poissons-clowns et surtout un échantillonnage de presque tous les poissons que j’avais rencontrés jusque là.
Une ou deux heures après nous étions à Ko Muk où nous avons visité Tham Moracot ou la Grotte d'Emeraude, en fait un hong au nord de l'île que l’on atteint après avoir nagé, munis de torches ou lampes frontales, dans un tunnel étroit pendant deux cents mètres. C'est ce que nous avions fait avec Paul et Adeline. Quand nous y sommes retournés avec Isabelle et Pierre nous les avons laissé y aller seuls. De la pure paresse de notre part! Il fallait bien quelqu'un pour prendre la photo!
Le lendemain mouillage dans la baie sud de Ko Kradan. Bordée de corail on peut y faire de belles découvertes en snorkeling. Selon la marée on peut se "tubalader" (!) sur le platier ou le long du tombant. J’y ai vu une belle anémone de mer au pied bleu roi et ses poissons-clowns et surtout un échantillonnage de presque tous les poissons que j’avais rencontrés jusque là.
La dernière fois que nous y sommes passés nous avons assisté à un spectacle pour le moins étonnant : trois chalutiers en tiraient, à grand peine mais efficacement, un quatrième qui était aux trois-quarts coulé!
Avec Paul et Adeline le
temps avançait et nous avons décidé de commencer à remonter vers Phuket
en passant par Ko Rok Nok et Ko Rok Noi.
Toutes ces îles font partie de réserves naturelles et l’on doit acquitter un
droit de visite de 5 € par personne et
autant pour le bateau. A Ko Rok Nok/Noi, vilaine surprise, le droit coûte le
double ! Pourquoi ? Mystère ! Mais, nous dit le garde, vous
pouvez rester 5 nuits !
Malheureusement pour nous nous devions repartir le lendemain même… Il faut reconnaître que l’endroit est
particulièrement beau… il s’est trouvé
que nous y étions quand la météo s’est un peu dégradée : le mouillage s’est
révélé peu protégé et rouleur nous empêchant de faire du snorkeling et surtout
de dormir la nuit.
Le lendemain nous repartions pour Ko Phi
Phi Don, une île au relief spectaculaire mais que le tourisme de masse a
complètement enlaidie. Il y a un siècle
les deux masses de pitons rocheux qui enserraient la bande de sable blanc ultra
fin devaient offrir un vue paradisiaque.
Maintenant, des deux vastes plages principales au nord et au sud, il ne reste de quelques dizaines de mètres
aux baigneurs pour profiter de la mer, les longtails et autres embarcations
qui à grand bruit amènent et rembarquent les touristes accaparant les trois
quarts des plages et masquant le
paysage.
Quant à la partie entre les deux plages elle est totalement occupée par des milliers de boutiques en tout genre, des cafés, des restaurants, des boîtes de nuit, des pensions, des mini-salons de massage, à touche touche. Là se presse la foule des touristes. Il en arrive cinq milles tous les jours ! C’est effrayant ! Bien sûr c’est encore pire la nuit. Nous avons passé au total trois nuits à Ko Phi Phi Don, arrêt très pratique sur la route de Ao Chalong, et chaque fois nous n’avons pas dormi avant trois heures du matin : nous avions l’impression d’avoir la musique techno dans notre cockpit. C’est à se demander si les gens qui arrivent ici savent à quoi s’attendre. Nous ne comprenons pas comment l’on peut choisir de passer des vacances ainsi. Beaucoup disent que d’un simple point de vue écologique Ko Phi Phi Don ne peut pas tenir longtemps à ce rythme…
Vue depuis le sud...
En remontant vers le nord par l'ouest...
`
Les barques occupent presque totalement les deux plages mais il faut reconnaître qu'elles offrent un joli spectacle...

Nous avons quand même fini par trouver une zone plus tranquille tout à l'est côté sud où il y avait moins de barques, moins de touristes et des restos agréables, sans musique tonitrunate...

A quelques milles au sud de Ko Phi Phi Don se trouve Ko Phi Phi Le, une autre de ces îles qui attirent un maximum de touristes, les jeunes en particulier. Avant dix heures du matin la plage est encore aux baigneurs et à seize heures elle le redevient mais entre deux ce sont les bateaux qui règnent et accaparent la plage en largeur et en profondeur!


Quant à la partie entre les deux plages elle est totalement occupée par des milliers de boutiques en tout genre, des cafés, des restaurants, des boîtes de nuit, des pensions, des mini-salons de massage, à touche touche. Là se presse la foule des touristes. Il en arrive cinq milles tous les jours ! C’est effrayant ! Bien sûr c’est encore pire la nuit. Nous avons passé au total trois nuits à Ko Phi Phi Don, arrêt très pratique sur la route de Ao Chalong, et chaque fois nous n’avons pas dormi avant trois heures du matin : nous avions l’impression d’avoir la musique techno dans notre cockpit. C’est à se demander si les gens qui arrivent ici savent à quoi s’attendre. Nous ne comprenons pas comment l’on peut choisir de passer des vacances ainsi. Beaucoup disent que d’un simple point de vue écologique Ko Phi Phi Don ne peut pas tenir longtemps à ce rythme…
Vue depuis le sud...
En remontant vers le nord par l'ouest...
`
Yovo à l'intérieur de la baie ouest du milieu |
Les barques occupent presque totalement les deux plages mais il faut reconnaître qu'elles offrent un joli spectacle...
Nous avons quand même fini par trouver une zone plus tranquille tout à l'est côté sud où il y avait moins de barques, moins de touristes et des restos agréables, sans musique tonitrunate...
Nous y avons vu ce sapin de Noël très original |
A quelques milles au sud de Ko Phi Phi Don se trouve Ko Phi Phi Le, une autre de ces îles qui attirent un maximum de touristes, les jeunes en particulier. Avant dix heures du matin la plage est encore aux baigneurs et à seize heures elle le redevient mais entre deux ce sont les bateaux qui règnent et accaparent la plage en largeur et en profondeur!
De retour sur Phuket nous avons, le temps d’un déjeuner, retrouvé François et Geneviève d’Ultréïa qui venaient d’arriver à Phuket pour les fêtes de fin d’année. Au départ il avait été prévu que nous irions eux sur Ultréïa et Paul et Adeline et nous sur Yovo jusqu’à la baie de Patong sur la côte ouest de Phuket et que passerions le réveillon du Nouvel An ensemble. Finalement en arrivant ils avaient emmené leur bateau jusqu’à une marina au nord de Phuket : il leur aurait fallu avec la circulation quatre, plusieurs heures pour rejoindre la baie de Patong et François freinait de plus en plus des quatre fers quand il s’agissait de naviguer. Ils ont donc proposé de venir nous rejoindre en voiture à Ao Chalong, un gros effort déjà, et de passer quelques heures avec nous.
Nous avons néanmoins passé un bon réveillon entre nous avec des produits trouvés dans un des supermarchés de luxe de Phuket. L’hôtel en face duquel nous étions mouillés était magnifiquement illuminé et nous avons pu profiter de l'excellent orchestre qu'ils avaient engagé pour l'occasion. Surprise : dix minutes avant minuit – pourquoi si tôt??? - ils ont commencé le compte à rebours, lancé un superbe feu d’artifice et lâché quelques lanternes.
A minuit pile et pendant une bonne heure sur toute l’étendue de la plage de Patong qui s’étirait devant nous nous avons vu partir d’innombrables feux d’artifice.
Nous étions à quelques jours du départ de Paul et Adeline et nous sommes remontés tranquillement vers la marina avec arrêt dans une vaste baie sur la côte ouest de Ko Yao Yai. Balade jusqu’à de jolies barques de pêche. Les pêcheurs, peu avenants, ne nous ont guère donné l’envie d’aller jusqu’au village qu’on devinait à proximité. De sympathiques lyonnais, Michel et Christine sur Lis Estrambord rencontrés à notre arrivée à Yacht Haven Marina, nous ont dit que nous avions eu tort...
Promenade ensuite le long de la longue plage où nous avons vu de drôles de gobies aux yeux globuleux absolument pas farouches.
De toutes évidences Sibylle a apprécié la balade! |
Le bateau -baignoire de SIbylle a été bien apprécié tous les soirs. |
Le manque de contact avec la population est la chose que nous avons regretté sur ces îles. Soit elles sont, et c’est le cas de la plupart, inhabitées, soit, quand il y a des habitants, ils cherchaient peu à discuter, sauf pour vous vendre quelque chose, à quelques exceptions près… ! Ici tout tourne autour du tourisme, de l’argent… Quelle différence avec l’Indonésie par exemple!
Avec Isabelle et Pierre nous ne sommes pas du
tout allés sur la côte ouest de Phuket mais sur les conseils de Christine et Michel de Lis Estrambord, nous sommes montés plus au nord dans la baie de Phang Nga, jusqu’à Ko
Panyee, un village musulman aux maisons de bois sur pilotis étalé sur une
lagune au pied d’un piton karstique, avec tout un dédale de rues et de petits
ponts, une mosquée en rénovation quand
nous y sommes passés, un terrain de foot, une école et d’innombrables boutiques
d’artisanat pour les touristes débarqués à longueur de journée par les
longtails et autres bateaux qui
malheureusement enlèvent au village la plus grande partie de son authenticité. Intéressant
quand même…
Un peu avant d'arriver à Panyee...
Nous y avons retrouvé Anne et Robert d'ERRANCE et un couple de leurs amis arrivés un jour avant nous et nous nous sommes réunis autour d'une bière sur YOVO.
Le soir le soleil s'est couché derrière le village...
Un peu avant d'arriver à Panyee...
De nouvelles maisons sur pilotis s'y construisent tout le temps |
Le soir le soleil s'est couché derrière le village...
Plus on quitte la baie de Phang Nga, plus on
descend vers le sud et plus l’eau devient limpide, plus on trouve de
possibilités de snorkeling. Même remarque que pour la plongée, rien de
comparable avec ce que l’on peut trouver en Polynésie mais cela vaut quand même
la peine de prendre son masque et son tuba. Comme Adeline et Paul Isabelle et Pierre ont beaucoup aimé faire du snorkeling...
Les îles, toujours de formation karstique, présentent pour certaines de hautes falaises tombant à pic dans la mer comme Ko Phedra. Etrange de voir comme une île apparaît différemment selon l'angle sous laquelle on la voit...
Ou celles -ci...
D’autres sont moins élevées, plus étalées, plus vastes aussi comme Ko Lanta dont j'ai parlé plus haut.
Ce qui est étonnant c’est que de la frontière malaisienne à Phuket les profondeurs sont très faibles, entre 8 et 20m en moyenne. Des pêcheurs de calamars sillonnent ces eaux la nuit armés de puissantes lampes à lamparo. dans la journée ils attendent mouillés la tombée de la nuit.
De jour ce sont des chalutiers qui raclent les fonds souvent de pair ou d'autres types de bateaux comme celui ci-dessous. Pas étonnant que nous n’ayons jamais réussi à y pêcher quoi que ce soit : ces eaux sont surpêchées.
Ceci dit, Pierre, l’amie d’Isabelle, mordu de pêche, a réussi à force de patience et de ténacité à nous pêcher en deux ou trois soirées de quoi faire une bonne soupe de poisson !
Les îles, toujours de formation karstique, présentent pour certaines de hautes falaises tombant à pic dans la mer comme Ko Phedra. Etrange de voir comme une île apparaît différemment selon l'angle sous laquelle on la voit...
Ou celles -ci...
D’autres sont moins élevées, plus étalées, plus vastes aussi comme Ko Lanta dont j'ai parlé plus haut.
Ce qui est étonnant c’est que de la frontière malaisienne à Phuket les profondeurs sont très faibles, entre 8 et 20m en moyenne. Des pêcheurs de calamars sillonnent ces eaux la nuit armés de puissantes lampes à lamparo. dans la journée ils attendent mouillés la tombée de la nuit.
De jour ce sont des chalutiers qui raclent les fonds souvent de pair ou d'autres types de bateaux comme celui ci-dessous. Pas étonnant que nous n’ayons jamais réussi à y pêcher quoi que ce soit : ces eaux sont surpêchées.
Ceci dit, Pierre, l’amie d’Isabelle, mordu de pêche, a réussi à force de patience et de ténacité à nous pêcher en deux ou trois soirées de quoi faire une bonne soupe de poisson !
Comme Pierre et Isabelle nous ont suivis dans
notre descente vers la Malaisie, avec eux nous avons fait escale à Ko Bulan Le et à Ko Lipe, l’île thaïlandaise la plus proche de la frontière
malaisienne. Malheureusement il y avait
beaucoup de vent donc de mer et de houle et ces deux mouillages ont été très
inconfortables. Il aurait mieux valu mouiller au nord. Dommage de terminer ainsi un séjour que par ailleurs ils nous
ont dit avoir énormément apprécié.
L’île de Ko Lipe, aussi réputée que Ko Phi Phi Don auprès des jeunes, ne nous a pas davantage emballés, François et moi. Mêmes cafés, restos, boutiques, salons de massage…, un peu moins quand même et beaucoup moins de bruit et d'agitation.
Isabelle et Pierre disposaient de peu de temps pour profiter de l'île, leur visa arrivant à échéance, mais je crois qu’ils y seraient volontiers restés plus longtemps. Il faut reconnaître que la plage était belle et pas trop bondée par rapport à celles de Ko Phi Phi Don ou Ko Phi Phi Le.

Leur dernier coucher de soleil depuis Yovo...


Et le matin du départ est arrivé...
Nous avons été ravis d'avoir Isabelle et Pierre à bord : ce sont des jeunes charmants, très gentils, gais, faciles à vivre, ayant beaucoup de choses à raconter et s'intéressant à tout, à la navigation entre autres ce qui nous a fait plaisir.
Nous les avons donc quittés, très contents de notre côté de leur avoir fait partagé notre vie sur Yovo pendant près de deux semaines et de leur avoir permis de visiter cette partie exceptionnelle de la Thaïlande en voilier, ce qui est la seule façon valable de le faire.


L’île de Ko Lipe, aussi réputée que Ko Phi Phi Don auprès des jeunes, ne nous a pas davantage emballés, François et moi. Mêmes cafés, restos, boutiques, salons de massage…, un peu moins quand même et beaucoup moins de bruit et d'agitation.
Isabelle et Pierre disposaient de peu de temps pour profiter de l'île, leur visa arrivant à échéance, mais je crois qu’ils y seraient volontiers restés plus longtemps. Il faut reconnaître que la plage était belle et pas trop bondée par rapport à celles de Ko Phi Phi Don ou Ko Phi Phi Le.
Leur dernier coucher de soleil depuis Yovo...
Le soir dernier dîner sur la plage pour célébrer la fin du séjour d'Isabelle et Pierre sur Yovo.
Et le matin du départ est arrivé...
Nous avons été ravis d'avoir Isabelle et Pierre à bord : ce sont des jeunes charmants, très gentils, gais, faciles à vivre, ayant beaucoup de choses à raconter et s'intéressant à tout, à la navigation entre autres ce qui nous a fait plaisir.
C'est son premier ou deuxième jour sur Yovo : Isabelle est très concentrée! |
C'est la fin du séjour : Pierre est maintenant très à l'aise! |
Nous les avons donc quittés, très contents de notre côté de leur avoir fait partagé notre vie sur Yovo pendant près de deux semaines et de leur avoir permis de visiter cette partie exceptionnelle de la Thaïlande en voilier, ce qui est la seule façon valable de le faire.
Ils continuent
maintenant leur tour du monde : Bangkok, le nord de la Thaïlande, le Vietnam (où Roberte et Mario, les parents d'Isabelle, les ont rejoints),
la Nouvelle-Zélande, Tahiti où ils espèrent bien voir notre fille Anne … qui a
été la baby-sitter d’Isabelle lorsque cette dernière était toute petite en
Tunisie !
Vingt-cinq milles nautiques à peine séparaient
Ko Lipe de la marina de Rebak au nord de la Malaisie où nous voulions laisser le bateau un mois, le temps d’un voyage au
Cambodge et du carénage du bateau. Nous y sommes arrivés en quelques heures le 22 janvier 2014 et y avons retrouvé
François et Geneviève, coincés là par un problème d’enrouleur, problème à régler
de toute urgence car un acheteur éventuel venait de se faire connaître.
Nous sommes retournés en Thaïlande la première quinzaine de mars 2014 pour faire effectuer divers travaux sur Yovo, principalement le remplacement du teck du cockpit et du plan de travail de la cuisine. Les thaïlandais sont réputés pour travailler bien mieux que les malaisiens : il valait donc la peine de se faire les trois jours de voile pour retourner à Phuket. De plus il a fait très beau et nous avons eu du vent sympa une bonne partie de la journée : ce fut donc un plaisir de revoir les îles superbes qui jalonnent ce trajet.
Nous sommes retournés en Thaïlande la première quinzaine de mars 2014 pour faire effectuer divers travaux sur Yovo, principalement le remplacement du teck du cockpit et du plan de travail de la cuisine. Les thaïlandais sont réputés pour travailler bien mieux que les malaisiens : il valait donc la peine de se faire les trois jours de voile pour retourner à Phuket. De plus il a fait très beau et nous avons eu du vent sympa une bonne partie de la journée : ce fut donc un plaisir de revoir les îles superbes qui jalonnent ce trajet.
Et Phuket, direz-vous? En fait nous en connaissons surtout les marchés, supermarchés, quincailleries, magasins d'accastillage etc...! Nous sommes quand même allés à Phuket Ville avec Paul et Adeline, le lendemain de leur arrivée, histoire qu'ils se reposent et s'habituent au climat avant de partir naviguer. Nous y avons fait un peu de tourisme, sommes allés voir les beaux exemples d'architecture sino-portugaise et les maisons plus simples datant aussi d'un siècle ou deux dans les rues du centre ville ( photos à compléter...).
Certains rénovés....
D'autres qui sont en train de l'être comme la plus ancienne banque étrangère de Thaïlande, la Standard Chartered Bank...
D'autres qui ont bien besoin de l'être...
Vu à Phuket...
Nous avons aussi visité le sanctuaire de la Lumière Sereine, un temple chinois assez typique, toujours en centre ville, remarquable par sa décoration aux couleurs vives et par ses gravures murales taoïstes.
Nous sommes allés plusieurs fois avec plaisir dans un petit resto local ( rue Phangnga ) assez sympa, bon et pas cher du tout qui vend aussi des livres d'occasion en d'innombrables langues...
L''île de Phuket elle-même ne nous a pas laissé un souvenir impérissable au contraire des autres îles de la côte ouest de la Thaïlande qui sont une pure merveille de la nature. Elles seront tout ce que nous aurons vu de ce pays mais elles nous auront absolument enchantés.
Notre voyage au Cambodge du 27 janvier au 17
février 2014 dont je parlais plus haut sera le sujet de notre prochain article sur le blog.