jeudi 3 avril 2008

SAINT FRANCOIS

Saint François aura été une étape importante pour nous : c’est là que nous nous sommes arrêtés et reposés après notre traversée de l’Atlantique, c’est là que nous avons passé, avec famille et amis, les vacances de Noël 2007 et du Nouvel An 2008, c’est là que nous avons retrouvé nos amis de longue date, les Laumaillé et leur chien J-Kel, c’est là que nous nous sommes fait de nouveaux amis, Claude et Françoise Monjouin et leur amie Sylvie Ramel,














c’est là que nous avons passé notre niveau 1 de plongée, c’est là que nous nous sentions si bien que nous ne nous pressions pas pour repartir … autant de raisons pour consacrer à cette ville de Guadeloupe un petit article, surtout fait de photos.


































Nous y aurons passé d’abord tout un mois, de mi-décembre à mi-janvier, puis quinze jours entre notre voyage aux Iles Vierges Britanniques et notre départ pour la Martinique. Nous serons restés presque tout ce temps à la marina en cours de rénovation de Saint François, quasiment gratuite en attendant que la municipalité se décide pour savoir qui allait la gérer et quels allaient être les nouveau tarifs : une aubaine pour nous ! Mais il ne fallait pas être trop exigeant : s’il y avait de l’eau il n’y avait au début pas d ‘électricité et les sanitaires n’étaient toujours pas ouverts quand nous sommes partis! Ceci dit, c’était très agréable : la marina est située tout près du centre ville, il y a des commerces à quelques centaines de mètres et plein de petites boutiques pour flâner (Francine, pas François !).
































Saint-François dispose d’un marché forain tous les jours, d’un port de pêche où on peut toujours trouver de la daurade coryphène (mais à l’époque impossible de se procurer de la langouste !) et s’enorgueillit de plusieurs jolies plages. De plus l’ambiance sur le ponton était très sympathique et nous gardons le meilleur de Michel et Agnès sur « Jakin » et d’André et Michèle sur « Xenon » . De fait il a vraiment fallu nous secouer pour nous décider à repartir!

































Prochain article sur le blog : La Dominique

































































ANGUILLA – SABA – SAINT-EUSTACHE – SAINT-KITTS – NEVIS – MONTSERRAT

Après notre retour des îles vierges britanniques nous nous sommes de nouveau arrêtés à St Martin où nos amis Laumaillé ont pris l’avion pour la Guadeloupe. Nous y sommes restés une bonne semaine : nous sommes retournés chez les shipchandlers en particulier le Budget Marine du côté hollandais très vaste et très intéressant financièrement parlant, avons fait des lessives, avons refait l’avitaillement, avons nettoyé le bateau, avons enfin trouvé du plexiglas en 12mm pour refaire faire la porte du bateau qui avait été emportée par une vague lors de la traversée de l’Atlantique… enfin toutes ces choses qui font aussi la vie des navigateurs au long cours.
Nous y avons rencontré deux québécois bien sympathiques, Rosaire, qui a comme nous un Sun Légende 41 de 21 ans nommé « Ma blonde », et Pierre, heureux propriétaire d’un superbe Sun Odyssée 45 récent appelé « Saphire » ( avec un « e » à l’anglaise). Nous y avons aussi fêté mon anniversaire.
Au bout d’une semaine la bougeotte nous a repris et nous sommes remontés à quelques milles au nord de St Martin jusqu’à Anguilla, une île indépendante qui fait partie du Commonwealth. Beaucoup de gens sautent cette escale qui est assez coûteuse : 35 $ par jour de simple permis de navigation ! Et c’est dommage car c’est une île très tranquille, très authentique, riche en longues plages dorées et en superbes fonds marins qui mérite qu’on s’y arrête.











De plus nous avons fait la connaissance d’une dame extrêmement gentille qui a proposé de nous emmener voir le centre de l’île tout en allant chercher ses enfants à l’école. Au fil de la conversation nous avons appris qu’elle tenait un restaurant « The Blue Dolphin » où nous sommes allés manger le soir, un très bon souvenir pour nous.

Nous sommes allés voir de belles grottes, l’île de Sandy Island et avons fait du snorkeling à Prickly Pears : c’est là que nous avons vu des coraux grands comme de petits arbres aux branches rappelant les cornes d’élan, d’où leur nom « Elkhorn ».



Nous y sommes restés deux jours et nous sommes ensuite descendus jusqu’à Saba, une île qui comme St Eustache était avant son indépendance une colonie néerlandaise : 7 heures d’une traversée agréable au grand largue.










A Saba il y avait un telle mer que nous n’avons pas pu prendre les bouées devant le port de Fort Baai où l’on doit faire les formalités. Nous sommes donc remontés jusqu’ à Ladder Bay. Le lendemain nous nous sommes fait tremper en débarquant du zodiac sur la minuscule plage de gros galets au pied de « The Ladder » (= l’Echelle), en fait un escalier construit par les habitants sur la pente très raide de ce volcan couvert d’une végétation luxuriante. Pendant des siècles il a été le seul accès à l’île. Pas de jetée, pas de route, juste cette plage et cet escalier pour acheminer tout ce que l’île faisait venir par la mer (y compris, paraît-il, un piano à queue et la Reine des Pays Bas…). Incroyable !












En 1950 ne tenant pas compte des avis négatifs des ingénieurs néerlandais, la population, presque uniquement d’origine européenne, dirigée par un des habitants qui avait dans ce but suivi des cours de travaux publics par correspondance, a entrepris - à l’aide de brouettes ! - la construction de la seule route de l’île ( The Road That Couldn’t Be Built = la route qu’il était impossible de construire) qui relie les trois villages. Les habitants en sont à juste titre très fiers et ont érigé un monument à la mémoire de l’ingénieur autodidacte. Une route presque sans lacets avec des pentes incroyables, de 25% et plus !
Nous avons loué un taxi pour visiter l’île, ses trois villages, dont la très coquette capitale The Bottom. A Saba tout est propre, toutes les maisons sont peintes en blanc avec des volets verts, les chemins et les jardins sont bien entretenus.











Nous avons déjeuné à l’Ecolodge, un petit hôtel-restaurant bio au cœur de la forêt tropicale où il doit faire bon passer une semaine loin de tout. Avant de partir nous avons aussi fait du snorkeling tout près des îlots au nord-ouest de l’île : nous y avons vu un très beau et gros poisson-ange français et un petit requin nourrice.

Vu à Saba sur une voiture!


Escale suivante : Saint Eustache , l’île sœur de Saba et pourtant si différente : une île qui nous est apparue beaucoup moins bien gérée que Saba, où en dehors du coeur de la capitale Oranjestadt, de son fort et de son musée très bien tenus et intéressants, nous avons vu beaucoup de rues défoncées, de masures voire de taudis, de carcasses de voitures, de gens désoeuvrés etc...










Ici la population, à majorité d’origine africaine, reste sur place et il y a un fort taux de chômage et de la pauvreté alors qu’à Saba, la population masculine a de tout temps émigré, envoie de l’argent à la famille et n’y revient qu’à la retraite.

St Eustache, tout comme St Kitts où nous nous sommes dirigés ensuite, a été un grand centre de regroupement et de vente d’esclaves pour toute cette zone des Antilles et il est très émouvant de monter à Oranjestadt par le Chemin des Esclaves.




De Saint Kitts, ancienne colonie britannique qui forme un état indépendant avec Nevis, nous avons vu la capitale Basseterre, le Fort de Brimstone Hill et la péninsule au sud de l’île.
Basseterre est une ville animée qui a gardé de nombreux bâtiments de l’époque coloniale, maisons, églises, places … et conserve un indéniable cachet britannique.














Entraînement de boxe en plein centre ville

Un peu plus au nord, le fort de Brimstone Hill en excellent état était la plus importante forteresse des Antilles au XVIII et XIXémes siècles.

Nous avons passé deux jours au sud de Basseterre à naviguer et à nous promener en compagnie de deux sympathiques canadiens anglophones originaires de Vancouver, Mike et Karen, qui eux remontaient vers les îles vierges où ils laissent leur bateau pendant la période cyclonique.




Nous quittons Saint Kitts pour Nevis que l'on voit en arrière-plan
Dernière arrêt avant la Guadeloupe : Nevis où une grande partie du tourisme tourne autour de Lord Nelson qui y a trouvé l’amour. Nous n’en avons visité que la capitale Charlestown qui comme celle de St Kitts possède encore de belles maisons de l’époque coloniale.












Nous aurions bien aimé faire une escale à Montserrat mais le vent nous était si contraire la mer si levée et que nous avons décidé de tirer directement sur la Guadeloupe. Nous sommes passés suffisamment près cependant pour voir l’ancienne capitale Plymouth, qui a été détruite lors de l’éruption de 1995, sous son manteau de cendres. Impressionnant !












Avant de revenir à St François nous en avons profité pour faire le tour de la Guadeloupe par la côte ouest sous le vent avec escales à Deshaies, Malendure où nous avons fait une superbe plongée à la Réserve Cousteau, les Saintes où nous avons fait deux belles randonnées (la trace du morne Morel et la trace des Crêtes) et enfin Marie-Galante.
Nous serons restés dix jours de plus à St François, que nous connaissons bien maintenant et qui sera l’objet d'un article à part.
Prochaine étape : la Dominique

mercredi 12 mars 2008

LES ILES VIERGES BRITANNIQUES

Il nous a fallu 16 heures de navigation très plaisante au grand largue pour arriver à la première des « British Virgin Islands », Virgin Gorda.
Les île vierges sont magnifiques, sans doute parmi les plus beaux sites que nous ayons vus. Très découpées, ces îles offrent de multiples criques où laisser tomber son ancre (ou prendre une bouée pour ne pas abîmer les coraux), des eaux d’une transparence de cristal, des fonds coralliens comparables à des jardins, des poissons tropicaux multicolores que de simples palmes et un masque vous permettent de découvrir sans effort. Nous y avons souvent vu des tortues parfois de belle taille, pas de langoustes mais des lambis ( sorte de gros coquillages aux parois intérieures rose corail, aussi appelés « casques », à la chair délicieuse ) en grand nombre mais qu’il est interdit de ramasser.
Hélas ces îles, totalement centrées sur le tourisme, paraissent très artificielles : la population locale en est quasiment invisible. On n’en voit que les jolis petits ports, marinas, hôtels de luxe, boutiques, cafés et restaurants destinés aux touristes pour la plupart états-uniens qui viennent se réchauffer au soleil des Antilles. Des centaines de bateaux de location et peu de contact avec les locaux, presqu’ uniquement ceux des boutiques, le plus souvent assez mal aimables.













Nous y avons passé une quinzaine de jours fort agréables à visiter Virgin Gorda , puis Tortola, Peter Island, Norman Island, et Jost Van Dyke. Côté navigation, c’est assez paradisiaque car les plans d’eau sont très abrités et les îles sont très proches les unes des autres. Nous ne sommes pas allés aux Iles Vierges Américaines, toute proches, car nous n’avions pas les visas requis.
A l’arrivée à Virgin Gorda nous sommes restés deux jours à nous reposer dans le Gorda Sound, une grande rade au nord de l'île qui offre de multiples mouillages aux eaux bleu turquoise, avant d’aller à Spanish Town, la minuscule capitale où nous avons fait les formalités. Ensuite nous nous sommes dirigés sur les « Baths », un amoncellement de gigantesques rochers (rappelant un peu ceux des Lavezzi pour ceux qui connaissent) entre lesquels la mer pénètre créant ici et là des canaux, des petites plages, des piscines naturelles... Un parcours agréable y a été aménagé mais il faut se lever tôt pour en profiter avant la horde des touristes amenés en car ou en bateau !












Ensuite nous sommes allés à Tortola et avons mouillé dans divers endroits de l’île, Marina Cay, Trellis Bay, Cane Garden et Soper’s Hole, des lieux très jolis, très coquets.











Marina Cay avec sa station d'essence et sa "British phone box" et la marina de Soper's Hole

Puis nous avons mis les voiles sur Peter Island et Norman Island, deux petites îles au sud de Tortola. Dans la première nous avons pu admirer à loisir, et parfois à quelques mètres, des pélicans bruns : cette espèce a la particularité de plonger en piqué, à la façon des fous de Bassan, pour attraper les petits poissons dont ils passent la journée à se nourrir. Un beau spectacle ! Les guides touristiques vantent une série de grottes marines « The Caves » sur Norman Island. Nous, ce que nous en retenons, ce sont les fonds coralliens qui y mènent, des coraux variés très colorés, des gorgones violettes et de nombreux poissons surtout des poissons-perroquets arc-en-ciel.
La dernière île que nous ayons visitée est Jost Van Dyke. Nous y avons passé deux jours à nous baigner et à admirer les fonds coralliens devant la minuscule Sandy Spit ou à nous balader dans Great Harbour (les noms de lieux sont peu variés sur les BVI -British Virgin Islands).



Cette île nous a paru plus authentique que les autres BVI, un peu moins propre peut-être mais sympa et avec « de vrais gens » ! Comme tout le monde nous sommes allés boire un coup au localement célèbre Foxy’s Bar dont les plafonds sont décorés de divers objets ou vêtements laissés là par des équipages du monde entier : pavillons, casquettes, T-shirts, caleçons , slips … plus ou moins propres (sûrement moins que plus!). Pas étonnant que le lieu ait la réputation d’être un nid à puces et que les gens arrivent armés d’insecticide! Nous avons nous-mêmes été bien piqués mais plutôt par des moustiques, pensons-nous !











En un mot les BVI sont des îles absolument magnifiques que nous sommes très contents d’avoir visitées malgré leur côté artificiel indéniable. Nous y avons rencontré très peu de bateaux battant pavillon français et pour cause : le retour sur les îles françaises dans le sens ouest-est est loin d’être facile ni agréable!
Effectivement notre retour sur Saint Martin a été assez musclé à remonter au près serré dans 20 à 25 nœuds de vent pendant 24 heures, ce qui est de règle pour ce genre de parcours.
Nous allons continuer la redescente de l’arc antillais sans nos amis Laumaillé qui devaient être rentrés en Guadeloupe pour la mi-février.

Prochain article : Anguilla – Saba – ST Eustache – St Kitts – Nevis

ANTIGUA - BARBUDA - SAINT BARTH - SAINT MARTIN



Après un bon mois de farniente à la Guadeloupe, nous sommes repartis vers les îles du nord cette fois-ci et avec nos amis du Togo, Louise et Jean-Louis Laumaillé qui nous avaient accueillis à notre arrivée à Saint François.
Nous avons fait une traversée superbe, comme toujours entre les îles des Antilles qui ne sont pas très distantes les unes des autres, avant d’arriver à Antigua, au port de English Harbour, ainsi nommé car il abritait une base de réparation des navires de la « British navy » aux XVIIIe et XIXe siècles appelée depuis « Nelson’s Dockyard». Les bâtiments d’époque ont été restaurés dans les années 50 et offrent un ensemble très intéressant, très bien entretenu.












Là, nous avons vu arriver les deux premiers bateaux de la course à la rame partis de La Gomera aux Canaries le 2 décembre. Nous avions vu leurs bateaux lors de notre passage à la Gomera en novembre et discuté avec l’un des rameurs, un canadien anglais, déjà sur place, et qui tentait l’aventure en solitaire. Les deux premiers équipages sont arrivés dans un état de forme physique et morale étonnante après respectivement 48 et 51 jours de mer. Quel courage, ou quelle inconscience…, chapeau bas quand même!




Juste à côté de English Harbour, la grande rade de Falmouth Harbour abrite un nombre impressionnant des plus grands yachts que nous ayons eu l’occasion de voir jusqu’à présent, y compris le fameux Maltese Falcon, voilier de 80 mètres de long, avec un gréément très original, trois mats orientables, vergues coubées et toutes voiles à enrouleur (c'est du moins ce que j'ai compris...) Nouss fait aussi un petit tour dans Jolly Harbour, autre baie d’Antigua à vocation principalement résidentielle : des habitations luxueuses avec chacune son ponton privé.


Antigua offre un grand nombre de mouillages somptueux, comme Nonesuch Bay où nous sommes allés, sous un ciel un peu gris malheureusement.






Ensuite, ce fut Barbuda, une île dépendant d’Antigua, où nous avons mouillé devant une plage immense et totalement déserte dans une eau turquoise.



Et puis Saint Barthélemy (ou Saint Barth). Là encore, des « méga yachts » d’un luxe inouï, mais aussi une île très belle qui présente encore plusieurs constructions de style suédois car l’île a été une possession suédoise pendant près d’une centaine d’années.

















A Gustavia, la capitale, tout est très beau, très chic, très cher. On y trouve beaucoup de boutiques de grandes marques mais aussi un excellent shipchandler hors taxe. Malgré tout ce luxe il est très agréable de s’y promener. Les paysages y sont assez préservés car les villas sont dissimulées dans la verdure.





Le petit aéroport de l’île est très impressionnant : les avions doivent pour aterrir plonger sur la courte piste (640 m !) au tout dernier moment et décoller au ras des baigneurs sur la plage.








De là nous avons rallié Saint Martin toute proche. Saint Martin est une île très particulière car divisée en deux parties : la partie hollandaise au sud (Sint Marteen) et la partie française au nord. Les deux communautés semblent cohabiter sans difficulté, bien que le niveau de vie soit nettement plus faible du côté hollandais. Tout y est hors taxe et les magasins d’accastillage sont fort bien fournis.
Nous n’avons visité Saint Barth qu’à pied mais nous avons loué une voiture ( si on peut appeler « voiture » l’épave que nous a donnée en location une agence recommandée par le Petit Futé !) pour découvrir St Martin.
Nous avons beaucoup aimé Marigot (côté français), sa jolie baie où nous avons mouillé la plupart du temps, le Fort Louis d’où l’on domine toute la partie nord de l’île et Philipsburg (côté hollandais) , sa promenade du bord de mer, sa Front Street aux innombrables magasins tenus par des Indiens vendant du matériel hi-fi, des TV, des videos, des alcools… etc, et surtout des bijoux, une rue très animée ombragée par de beaux palmiers royaux et qui a gardé quelques bâtiments intéressants et cases colorées.


























On peut dire que la mentalité est plutôt américaine dans la partie hollandaise, et plutôt européenne dans la partie française.
Saint Barth et Saint Martin ne sont plus dépendants du département de la Guadeloupe depuis juillet 2007, mais font partie d’une communauté territoriale autonome toujours liée à la France. Une différence frappante : à St Barth la population est pour ainsi dire totalement blanche, pour moitié des St Barthois de souche (descendants de normands ou de bretons), pour moitié des « blancs » de passage : c’est très étrange ; à St Martin elle est à 80% noire ou d’origine noire (population locale plus des immigrés, plus ou moins clandestins, venus de Dominique, Haïti ou de la République Dominicaine), les 20% restants étant composés de métropolitains, d’européens , de chinois et d’indiens.
Prochain article : les îles vierges britanniques

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